Aujourd’hui, j’ai décidé de regarder de plus près les costumes de Black Swan, un film de Darren Aronofsky.

Alerte SPOILERS l’article évoque des points importants du suspens du film

Le Synopsis

Dans le monde cruel des danseurs professionnels, Nina Sayers tente d’obtenir le rôle de première danseuse dans le ballet Le Lac des Cygnes. Mais les rivalités ambiantes et la pression qui l’entourent risquent de lui monter à la tête …

Ma critique du film

Attirée depuis toujours par le monde de la danse, j’ai cependant toujours eu conscience du sacrifice que représente une carrière en danse classique. Les films ou documentaires sur le sujet ne manquent d’ailleurs pas, mais c’est finalement un nouvel aspect qu’aborde Darren Aronofsky lorsqu’il confit à Natalie Portman le rôle de Nina Sayers. Les rivalités entre les danseuses, les difficultés d’une vie consacrée à un travail très contraignant pour le corps, les extrêmes auxquels des danseurs sont prêts à aller pour un rôle, sont des sujets qui avaient déjà été abordés.

Ici, le réalisateur va plus loin en montrant non plus simplement l’intérieur d’un monde, mais l’intérieur d’un esprit, d’une psychologie, en le poussant à l’extrême puisque la danseuse va finalement tourner à la paranoïa.

Et c’est en cela, entre autres, que ce film est selon moi excellent. Tout le film entretien l’idée que nous suivons “simplement” une danseuse en concurrence avec les autres, alors qu’elle est finalement plus en concurrence avec elle-même.

De plus, l’évolution du personnage est montée en parallèle de son rôle dans le ballet et de sa découverte de celui-ci, laissant la discussion ouverte sur un sujet qui touche également le cinéma : à quel point peut-on comprendre la situation d’un rôle si on ne l’a pas soi-même vécue ?

Au-delà de l’histoire, le film est également visuellement très étudié. Dans un monde où une carrière se décide sur une apparence, les plans se répartissent principalement en 3 catégories :

  • des plans miroirs où l’on ne voit la scène en entier réellement que grâce aux multiples reflets proposés (qui parfois déforment la réalité)
  • des plans subjectifs : le point de vue d’un personnage sur la scène, avec parfois ce personnage au centre du plan
  • des gros plans : qui sont souvent des plans subjectifs, ou presque, qui nous plongent dans les réactions faciales des personnages et par extension dans leur manière de penser.

Somme toute, le film est très beau, bien travaillé, extrêmement bien construit et avec beaucoup de suspens (ce n’est pas un thriller, mais on attend le dénouement avec impatience néanmoins) et des acteurs somptueux dans les différents rôles principaux. À voir absolument.

Les costumes d’Amy Westcott

Tout d’abord, commençons par le personnage principal, Nina.

  • Nina Sayers

La très talentueuse Natalie Portman est clairement un des points clefs de ce film où le rôle de Nina Sayers est omniprésent puisque tout est vu de sa perspective.

Nous rencontrons au départ Nina dans son rêve. Elle est vêtue de blanc, dans une tenue de ballet très romantique, sur la musique du lac des cygnes, elle danse avec le sorcier de l’histoire. Leurs deux tenues sont assez sobres jusqu’à ce que le sorcier se transforme dans un costume beaucoup plus volumineux et qui prend rapidement le pas sur le sien, l’englobant dans son ombre.

Cette scène initiale est finalement presque le résumé du film, un prologue et un rêve prémonitoire.

Puis Nina se réveille et nous la suivons dans sa vie de danseuse, à la façon d’un documentaire : nous voyons sa chambre, elle s’échauffe, se réveille. De même que si elle avait été choisie pour un documentaire, c’est l’élève parfaite. Sa chambre rose rappelle que la danse est souvent un rêve de petite fille, ses vêtements sont doux, pastel ou rosés, elle est coiffée comme une danseuse presque au réveil … c’est un genre d’univers aseptisé ou tout du moins aussi contrôlé qu’une chorégraphie.

Une fois arrivée au théâtre, les nombreux miroirs qui la cernent, nous permettant d’observer à la fois Nina et le groupe qui l’entoure. Puis à la barre, nous entrons pleinement dans le monde de la danse, où chacun semble se comparer à son voisin. Et c’est évidemment d’autant plus vrai lorsque Thomas Leroy entre dans la pièce pour les présélectionner pour le ballet. Le monde d’apparence se dévoile lorsque la plupart des danseuses réajustent leur tenue et retirent des couches de vêtements pour mieux montrer leur corps.

Sur cette première partie, Nina a une tenue simple, blanche, avec une jupette en voile qui rappelle l’image de la ballerine telle qu’on la voit enfant. Elle est innocente, pleine d’espoir. C’est encore l’exposition.

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Puis l’histoire s’installe. Alors qu’elle rentre chez elle déjà, elle croise une inquiétante couleur une femme qu’elle prend pour une image d’elle-même. La femme est habillée tout de noir, les cheveux lâchés : c’est une sorte d’opposé de Nina.

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Néanmoins, après ce bref passage quelque peu étrange, le “reportage” reprend avec la difficulté d’un entraînement intensif qui crée parfois des blessures.

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Le lendemain, Nina évolue déjà quelque peu. Persuadée d’avoir raté son audition la veille, elle décide de tenter de persuader Thomas en le séduisant : elle se maquille, puis sa lâche les cheveux, mais ce n’est qu’apparence et cela ne suffit pas. C’est Thomas qui va réussir à pousser Nina dans ses retranchements afin de voir de quoi elle est faite. C’est d’ailleurs le fait qu’elle ait décidé de le mordre violemment qui va le décider à la sélectionner pour le rôle de la reine des cygnes.

Dès qu’elle l’apprend, Nina est aux anges. Persuadée qu’elle n’aurait pas le rôle à cause de son comportement envers Thomas, elle ne s’attend plus à rien lorsque les résultats sont annoncés. Mais à peine a-t-elle eu le temps d’appeler sa mère pour lui donner la bonne nouvelle qu’une attaque anonyme la cible.

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Mais cela ne l’empêche pas de s’investir dans son nouveau rôle à travers nombre de représentations. Son costume est toujours blanc, ou gris clair, représentatif de l’image de la parfaite danseuse.

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Puis vient sa soirée de présentation au public. En tant que nouvelle égérie de la troupe, elle fait une grande première en robe cocktail. Toujours dans cette manière de filmer qui suit le personnage, nous ne voyons finalement son costume que lorsqu’elle peut elle-même se voir dans un miroir, assez tard dans la soirée. Elle est en blanc, dans une somptueuse robe brodée avec une coupe qui rappelle la forme d’un justaucorps de danse par devant et un semi-dos nu qui lui donne plus une allure de femme à l’arrière.

C’est dans tenue qui rappelle le monde de la danse, mais joue sur sa féminité, que Thomas va aborder avec elle des sujets d’adultes. On sent le personnage gêné, mais elle répond franchement et de manière innocente aux questions qui lui sont posées.

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Les scènes importantes suivantes tournent autour de l’accident de Beth, la danseuse que Nina remplace dans le ballet. C’est dans un costume très couvrant  et toujours blanc que Nina apprend la nouvelle, comme pour se protéger de cette réalité de l’accident/suicide.

C’est dans son manteau rose qu’elle rend visite à la danseuse et découvre son état et doit elle-même réaliser la gravité de l’accident et l’impossibilité que Beth ne re-danse un jour. Bien que cela ne se voit pas encore dans son costume, cette scène fait partie de la construction de la paranoïa que subit Nina.

Le personnage de Nina est également “victime” au quotidien d’une mère très présente qui, pour pouvoir élever sa fille, a décidé d’abandonner son rêve de danse, rêve qu’elle cherche à présent à faire poursuivre à sa fille. Dans les phases d’évolution du personnage de Nina donc, elle prend l’initiative de se protéger de sa mère en trouvant un moyen de pouvoir bloquer la porte de sa chambre. Bien que son costume à ce moment-là soit toujours dans les tons clairs, elle est à ce moment-là en robe de chambre, comme si son manque de vie privée au sein de son foyer la mettait à nu, vulnérable dans des vêtements d’intérieurs.

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Les premiers changements visibles du costume de Nina apparaissent après cela. Pour moi, le tournant est cette scène où Thomas décide de donner une leçon de sensualité à Nina. Sa tenue de danse est alors teintée de gris sur une base blanche, alors qu’il cherche à transformer cette jeune fille assez innocente au demeurant, en cygne noir, créature plus sombre, trompeuse, et issue de magie noire.

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Mais ce changement la perturbe, et alors qu’elle se confie à Lily, la nouvelle venue, elle revient à son blanc d’origine. Elle n’a pas encore fait le pas vers le “côté obscur” que lui a montré Thomas.

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Dans la suite des répétitions, elle garde ses vêtements gris, se rapprochant ainsi plus du danseur qui l’accompagne en tant que jeune premier, habillé lui en gris et noir.

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Par la suite, c’est son comportement qui bascule lorsqu’elle décide de suivre l’impulsion proposée par Lily et de sortir le soir dans une boîte de nuit, se rebellant à la fois contre sa mère, mais également contre la vie bien rangée qu’elle a menée jusque là. À ce moment, elle ajoute un débardeur noir à ses vêtements couleur pastel. C’est la couleur la plus sombre qu’elle ait portée jusque là ; c’est également l’action la plus rebelle qu’elle ait entreprise.

À la fin de la soirée, elle ramène Lily chez elle, s’enferme dans sa chambre et vit une folle nuit d’expériences lesbiennes. C’est une scène érotique, suggestive, et qui mêle le fantasme à l’imagination, lorsque le tatouage de Lily qui représente des ailes se met à bouger sur son dos et à grandir.

C’est d’ailleurs le lendemain qu’on apprend que le fantasme n’était finalement que cela, nous faisant remettre en question l’intégralité des scènes de la veille, y compris la réalité de la barre bloqueuse de porte qui avait bougé. L’esprit du spectateur devient alors partagé : est-ce réellement un rêve ? Ou plus plausible, Lily cherche-t-elle à prendre la place de Nina ?

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Le costume de Nina se teinte de jalousie et le blanc disparait alors complètement : il a été substitué par du noir. On note également le fait que le costume devienne plus couvrant, qu’elle ajoute également un accessoire sur son coude qui donne un aspect plus “plumes” à son bras.

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Par la suite, le blanc revient parfois dans ses tenues d’entraînement, mais jamais seul. Et le costume devient plus complexe, avec plus de couches superposées.

Quant aux scènes chez elles, Nina contraste effectivement plus avec le décor puisque ses tenues s’assombrissent, notamment lorsqu’elle décide de “grandir” et de jeter (de manière une peu violente) ses peluches d’enfant.

Lors des premiers essais sur scène, son costume est de nouveau noir avec un tutu traditionnel, qui est, de manière assez surprenante, gris et non pas blanc. Elle a toujours sur son bras ses “plumes”.

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Dans son passage à l’habillage, son costume est plus complexe, car il représente ses trois “personnalités” : le blanc pour son passé innocent et son rêve en train de s’accomplir, le gris pour le changement en route et le noir pour les actes de rébellion effectués ainsi que pour sa paranoïa qui se fait plus présent avec les reflets du miroir qui se séparent de ses actions.

La scène suivante poussant la paranoïa plus loin avec les miroirs et dans une ambiance angoissante, la partie blanche du costume a été recouverte d’un filet avec le même aspect de “plumes” que précédemment.

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Plus nous avançons, plus le poids de la pression sur la mentalité de Nina devient évident, et c’est après avoir vu les très belles affiches du spectacle avec son portrait dans la rue qu’elle ressent l’impression de se transformer elle-même de manière douloureuse en cygne. Nous sommes à ce moment proche de la scène finale du ballet, et la transformation est presque complète.

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Mais avant d’attaquer cette scène comme un ensemble, j’aimerais faire un tour rapide des autres personnages.

  • Les autres danseurs et Lily

Toute l’histoire de Nina dans Black Swan est basée sur cette tension et cette rivalité à l’intérieur du corps de ballet pour être le ou la meilleure à tout prix.

Alors que les miroirs donnent constamment le sentiment d’être observé et jugé, les plans d’ensemble ont tendance à rappeler qu’il n’est pas évident de percer, et de montrer que l’on est meilleur que les autres.

Le personnage de Lily est à la fois la représentation en une seule personne de la rivalité avec les autres danseurs, mais également la tentation de Nina de tendre vers son opposé. Elle représente le fantasme d’une vie libérée de contraintes. Lily est une danseuse, mais qui cherche moins la perfection et ne s’empêchera pas de vivre pour réussir. Elle est très maquillée, elle porte des bijoux. Elle est l’opposé de l’apparence première de Nina.

À l’inverse donc de Nina qui est au début en blanc, Lily apparait d’abord en noir. C’est au moment où elle va incarner le rôle de Nina à sa place le jour où elle ne se lève pas que le blanc apparait sur son costume, comme si elle lui volait la couleur et la pureté qui allait avec.

Lily est donc un personnage complexe, attirant et repoussant à la fois, et qui a une grande part dans la paranoïa de Nina, à tel point que celle-ci en fait son alter ego.

Elle est tentatrice, elle ose, elle est tout ce que Thomas voudrait que Nina soit dans son incarnation du cygne noir. On comprend donc plus tard qu’elle était ce cygne noir dans l’esprit de Nina.

  • Thomas

Thomas Leroy est le chorégraphe du ballet. C’est lui qui a le pouvoir sur le choix des danseurs, et qui va les aider à travailler leurs personnages.

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Son costume lui donne l’aspect de quelqu’un de réservé, mais élégant, car il est toujours habillé dans des matières aux couleurs neutres, mais dans des matières nobles ou qui ont une belle tenue. Il n’est jamais en tenue de danse, bien qu’il soit présent quasi constamment aux répétitions et qu’il fasse parfois des démonstrations.

Il est immédiatement présenté en perspective des scènes qu’il observe. On voit d’abord son ombre, puis son image au milieu des danseurs, avant de le voir de face, seul sur l’écran.

Mais une fois passée cette première impression discrète, il se montre arrogant, imbu de lui-même et séducteur.

Il a également une troisième facette, qui est l’amour de ce qu’il fait et l’envie de le faire bien. Il repousse Nina dans ses retranchements, s’adressant à elle de manière très dure parfois, mais lorsqu’elle réussit à obtenir le résultat attendu, il sait se montrer fier et la féliciter.

Voilà pourquoi il alterne les vêtements noirs, gris et blancs, pour les différentes facettes qu’il tente de faire découvrir à Nina. Et sur le final, il est vêtu d’un costume noir et blanc mélangé, tranché, alors qu’elle-même a compris la différence.

  • Beth

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Beth MacIntyre représente symboliquement le futur de Nina. C’est la précédente danseuse étoile, qui doit laisser la place à une nouvelle jeune fille et abandonner les projecteurs malgré qu’elle soit encore jeune. La décision est visiblement douloureuse pour elle et elle le vit mal.

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C’est finalement la désillusion que nous propose Beth dans ce film. Dès le début du film, nous ressentons l’admiration de Nina pour la danseuse, et son envie de lui ressembler. Mais après son accident, Nina découvre l’horreur de la réalité, de la paranoïa que Beth elle-même entretient, et elle réalise que son moment de gloire ne durera pas forcément. C’est donc les propres peurs de Nina que Beth alimente.

C’est un personnage sombre, vêtements principalement noirs, cheveux noirs. Elle semble cacher son désespoir sous des vêtements aux coupes complexes et des bijoux.

  • Erica

Erica, la mère de Nina, a un rôle discret, mais très important. Tout d’abord, comme je l’ai dit plus haut, on comprend que c’est de son fait que sa fille est danseuse professionnelle, un rêve brisé qu’elle a projeté sur sa fille. En ressort une fierté démesurée qui a tendance à hanter Nina.

Elle représente donc selon moi la pression, la peur de ne pas réussir de Nina.

En parallèle, elle est également la seule personne qui ait été dans ce monde de danse et de compétition, et qui en soit sortie a priori indemne. C’est donc également la personne la plus stable et fiable du film.

Elle est toujours vêtue de noir, avec des vêtements simples, et des coupes qui rappellent de loin des vêtements de danse. Elle est une représentation de stabilité, et en même temps une contrainte dont Nina va chercher à se défaire, ce qui va finir de la faire basculer.

  • Le monde de la danse

Avant de terminer sur le ballet final, qui scelle le destin des personnages, je souhaite faire une parenthèse sur cette très belle et très réaliste, bien que sinistre, peinture du monde la danse. Elle est décrite dans son ensemble ou presque, avec ses bons côtés et ses extrêmes, ses préparatifs et ses contraintes. Le portrait est troublant, mais semble juste.

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  • Le ballet final

Pour finir, je terminerai sur cette superbe scène finale où la paranoïa de Nina est à son comble.

Arrivée en retard, retenue par sa mère, elle surprend tout le monde alors qu’elle commence à se préparer pour rentrer sur scène. Elle met un “masque” avec ses couches de maquillage. Elle rentre dans son rôle du cygne blanc. Sa loge est claire, elle-même est revenue aux couleurs pastels, au rose des danseuses.

Puis vient le moment de monter sur scène, nous ne la voyons dans les coulisses que de dos ou à contrejour. Comme si le costume ne pouvait être vu de face que par les spectateurs du spectacle et du film en même temps.

Elle apparait dans le décor, blanche sur un fond rouge sang, comme un tableau prémonitoire de l’histoire sanglante, qu’il s’agisse du lac des cygnes ou de sa propre histoire.

Les tableaux s’enchaînent ensuite, proposant un corps de ballet entièrement en tutus blancs, comme le veut la tradition sur ce ballet.

Nina semble concentrée et triomphante, mais se laisse perturbée par les costumes, la lumière, le bruit. Elle tombe, lâchée par son partenaire et repart mortifiée en coulisse.

C’est là qu’elle découvre Lily, costumée en cygne noir, qui se prépare à lui prendre sa place. Prise de jalousie et de rage, elle se bat contre la jeune danseuse, et finit par lui transpercer le ventre d’un morceau de glace. Réalisant son geste, elle prend peur et cache le corps ensanglanté, puis se prépare pour le second acte et son rôle de cygne noir.

C’est à ce moment-là que le personnage prend toute son ampleur. C’est son acte qui finit de la transformer en cygne noir, sombre,maléfique et issue de la magie noire du sorcier. Elle n’est plus elle-même et son costume évolue petit à petit vers celui d’un cygne, au point que des ailes lui poussent, “expliquant” aux yeux du spectateur les hallucinations qu’elle avait eues auparavant durant le film.

Elle devient téméraire, elle ose et sa double personnalité se révèle dans ce passage. En effet, alors qu’elle revient à sa loge satisfaite elle perçoit la cruelle vérité : ce n’est pas Lily qu’elle a combattue dans la loge, mais elle-même, en se mutilant.

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Elle redevient alors la timide Nina, mais dans une version plus désespérée, comme le cygne blanc qui est condamné à mourir et finit avec brio sa performance, véritablement schizophrène. Elle termine sous un tonnerre d’applaudissements en demandant si elle a été parfaite, le sang se répandant sur la gaze de son corset.

 

Pour aller plus loin :

Quelques articles à lire :

Compléter votre médiathèque :

Des patrons pour cosplayer : (les patrons sont des inspirations ou bases qu’il faut modifier pour obtenir le costume final ; la liste est non exhaustive)

Et des tutoriels pour faire le costume et les accessoires du Cygne noir :

La parole est à vous :

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  • Avez-vous apprécié cette vision très glauque de l’univers de la danse ?
  • Quels autres films ou documentaires sur ce monde particulier avez-vous vus ?
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