Aujourd’hui, regardons ensemble le très beau court métrage Jiminy, réalisé par Arthur Molard.

Le synopsis du film

Le futur, suite à des expérimentations sur les animaux réussies, les humains ont désormais des puces électroniques dans leurs cerveaux qui les assistent au quotidien. Nathanaël, réparateur de ces puces, doit prendre une décision le jour où les parents d’un jeune autiste lui demandent de pirater la puce électronique de leur fils.

Mon avis

Je dois avouer que je suis très peu impartiale sur ce court métrage, car j’ai participé à la réflexion sur les costumes. Et j’avais choisi d’y participer, car le scénario m’avait immédiatement plu. Nous sommes ici dans une science-fiction réaliste, car l’électronique prend une place de plus en plus forte dans nos vies et la question du transhumanisme est constante dans nos sociétés.

Ici, le sujet est traité de manière simple, mais très efficace avec une notion du bien et du mal qui est complexe et finalement décisive.

La réalisation, la musique, les lumières : tout contribue à l’impression générale de “dérangeant”, de formaté et dans un sens d’aseptisé.

Les costumes

L’univers du court métrage est sombre, mais on ne le remarque pas immédiatement et notamment parce que la première tenue que l’on voit est celle de Nathanaël, qui est encore chez lui, décontracté, dans un t-shirt blanc.

Puis nous le voyons s’habiller, et nouer sa cravate. Il est en chemise, avec un gilet, qui n’est pas sans rappeler Jiminy criquet.

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Il est habillé dans des couleurs sombres, et au fur et à mesure du court métrage, on remarque que seule la publicité est en couleurs : le monde est gris, sombre.

Les parents du jeune autiste sont immédiatement identifiables par leur tenue comme des personnes d’un milieu aisé. Monsieur est vêtu de couleurs foncées, Madame de couleurs fades.

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Quant au jeune homme, il est vêtu de couleurs pâles. Il porte du blanc, car il est innocent. Et son apparence contraste avec celle de l’homme derrière lui à l’allure robotique.

Dans le jardin, on remarque que même au soleil l’ambiance globale reste sombre. Otto n’est pas habillé beaucoup plus clair que Nathanaël, mais son pantalon laisse comprendre qu’un s’agit du patient d’un hôpital.

Dans la clinique, bien que le blanc traditionnel soit présent, les touches de couleurs se font rares et servent plus à mettre l’accent sur une personne qu’autre chose.

Lorsque Nathanaël décide d’accepter la demande des parents, le jeune autiste est uniquement vêtu d’un maillot de corps blanc, comme pour rappeler sa pureté.

Les parents sont eux dans la pénombre, sinistre présage visuel des raisons qui les poussent à torturer leur enfant et que le spectateur découvrira plus tard.

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Une fois que Nathanaël s’est fait attaquer, le monde s’assombrit encore, et lui-même est presque intégralement en noir.

Pour finir, et par opposition à la scène du début, il se retrouve cette fois-ci dans un haut noir.

 

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Aimez-vous ce type de science-fiction sombre ?
  • Quel est votre film ou court métrage préféré ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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