Aujourd’hui, je retourne dans les spectacles, avec la version vidéo de Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon, et Richard Cocciante avec Gilles Maheu.

Un peu d’histoire

Créée en 1998 au Palais des Congrès de Paris, Notre-Dame de Paris s’inpire du roman éponyme de Victor Hugo. La troupe originale a révélé de nombreux artistes comme Hélène SégaraGarouPatrick Fiori ou encore Julie Zenatti.

Jouée trois ans en France, la comédie musicale a été rapidement traduite et a eu un véritable succès à l’international, notamment en Russie et en Italie, pendant plus de dix ans.

Il est prévu une reprise pour cette année, à partir du 23 novembre au Palais des Congrès, puis en tournée dans toute la France.

L’intrigue

Au XVème siècle, autour de la cathédrale, dans un Paris qui se concentre sur l’Île de la Cité, se déroule une histoire complexe concentré autour du personnage d’Esmeralda. Cette jeune bohémienne, à la fois passionnée et douce, va susciter des réactions passionnées envers elle … C’est dans ce monde de passions, de colère et d’amours interdits qu’elle va vivre et connaître un destin fatal.

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Ma critique du spectacle

A la sortie de la comédie musicale en 1998, je découvrais également le livre du célèbre romancier … et je dois dire que pour une jeune fille, la comédie musicale était bien plus accessible que ce roman fleuve.

 

 

  • Les textes :

A l’époque où le monde était moins habitué aux comédies musicales, Notre-Dame de Paris était une révolution, avec un parti pris fort : aucun texte parlé. Et je dois reconnaître que c’est ce que j’aime le moins dans cette oeuvre. Je trouve que la manière dont les dialogues sont chantés enlève de la spontanéité du spectacle et des personnages.

  • Les chorégraphies :

En revanche, les chorégraphies sont un des points forts de ce spectacle. Martino Müller a fait un travail de création original, qui n’a finalement été que peu repris depuis, contrairement à la vague des “Mozart”, “Dracula” et autres comédies musicales plus récentes où la chorégraphie est relativement similaire malgré les changements de contextes.

  • Les costumes :

Fred Sathal aux costumes a également fait un travail de qualité, en parallèle des décors, dont je reparlerai plus loin.

Les costumes sont éloignés des coupes du moyen-âge, et donc de l’époque où se déroule l’histoire, mais ont été travailé pour leur modernité et ce qu’ils dévoilent des personnages.

Frollo, par exemple, a une tunique noir avec le traditionnel col blanc des prêtres qui permet immédiatement de l’identifier. Tandis qu’Esmeralda a quand à elle une robe verte aux motifs sinueux et aux découpes nombreuses qui souligne ses formes et permet le mouvement. Phoebus a quant à lui un costume à la coupe moderne mais au tissu qui simule l’effet d’une cotte de maille et permet donc immédiatement d’identifier son côté militaire.

D’une manière générale, les costumes ont des découpes modernes et très marquées, comme ce manteau de Gringoire qui souligne chaque découpe par une ligne colorée. Les costumes ont visiblement été conçus pour être vus de loin.

Les costumes des sans papiers, visiblement en relation avec un thème actuel et politique, donne véritablement une impression de pauvreté et de saleté globale. Ce sont pour moi les plus réussis.

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Pour finir, peu de personnages changent de costume et cela est pour moi une des forces du spectacle. Trop nombreuses sont aujourd’hui les représentations qui jouent plus au défilé de mode qu’au travail de l’identité des personnages.

  • Les maquillages :

Dans la même lignée que les costumes, les maquillages sont visiblement travaillés pour accentuer les contrastes. De loin, ils sont très réussis et amènent du volume sur les visages. Et il ne sont pas fait pour être observés de près, ce qui donne une impression étrange en vidéo par conséquent … Les traits sont accentués, marqués, les couleurs sont franches, les maquillages sont presque des masques.

 

  • Les décors :

Alors que les costumes m’ont beaucoup plus, les décors me parlent beaucoup moins. En effet, ce côté modernité qui a été bien utilisé sur certaines parties me parait très froid quand il s’adresse aux décors. Bien que je comprenne l’attrait de reconstituer un monde moderne à partir d’une oeuvre classique, je trouve que nous ne retrouvons au final que peu l’oeuvre d’art qu’est la cathédrale parisienne dans les décors.

Egalement, certains ajouts n’ont pour moi pas de sens. Les barreaux, par exemple, qui vienneny symboliser la prison sont très clair, mais je ne vois pas l’intérêt qu’ils soient penchés.

En revanche, pour nuancer mon propos, j’ajouterais deux points qui sont pour moi des points forts de ces décors. Tout d’abord, ils montrent une grande modularité qui permet des changements de décors nombreux. Et les lumières, que je trouve beaucoup plus réussies, restaurent un peu de l’image de la cathédrale et recontextualise beaucoup plus.

 

En conclusion, je recommanderai ce spectacle car il a de réelles qualités visuelles, même si certaines me sont moins proches. De plus, il a vraiment permi de lancer une vague qui a submergé Paris (et continue toujours à remplir les théâtres).

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Et pour finir, achetez vos billets !

Compléter votre médiathèque :

La parole est à vous :

  • Avez-vous vu à l’époque la comédie musicale ? Irez-vous la voir cette année ?
  • Que pensez-vous d’un spectacle fait pour être vu de loin, mais filmé pour la postérité en vidéo ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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