Aujourd’hui, je retourne dans les comédies musicales, avec une représentation particulière pour fêter les 25 ans de la comédie musicale Les Misérables, d’après le roman de Victor Hugo par Claude-Michel Schönberg à la musique et Alain Boublil et Jean-Marc Natel pour les paroles en français.

Un peu d’histoire

La comédie musicale est sortie pour la première fois en 1980 au Palais des Sports de Paris dans une mise en scène de Robert Hossein. Adaptée peu après en anglais par Cameron Mackintosh, elle devient rapidement connue mondialement et détient à ce jour le record de durée d’exploitation continue à Londres, puisqu’elle a été jouée sans interruption depuis 1985.

L’intrigue

Après des années de bagne, Jean Valjean est relâché sur parole. Coryant retrouver la liberté, il va vite s’apercevoir que la vie n’est pas si facile pour un ancien bagnard. Après une rencontre qui va le bouleverser, il décide de changer de vie pour devenir respectable et après beaucoup d’effort, devient maire d’une ville. Mais son ancien geôlier, le policier Javert, continue de le rechercher, ce qui le force à mettre en péril sa position. Des années plus tard, c’est à Paris qu’ils se recroisent, alors que Valjean a élevé pendant des années en secret la jeune Cosette, recueillie après la mort de sa mère, à présent devenue une jeune femme … C’est à ce moment-là l’amour et l’honneur vont bouleverser leurs destins …

Ma critique du spectacle

J’avais déjà vu de nombreuses interprétations cinématographiques de l’oeuvre de Victor Hugo, et j’avais toujours été attiré par la complexité de l’histoire et la profondeur des personnages. Il y a quelques années, le spectacle a été monté au Théâtre du Châtelet, à Paris, et j’avais alors eu l’occasion de le voir. J’avais alors été surprise de découvrir que cette oeuvre, initialement écrite en français, était jouée en anglais sur le sol parisien.

Après cette représentation que j’avais trouvée exceptionnelle, je me suis intéressée de plus près à la comédie musicale. C’est alors que j’ai découvert cette version particulière enregistrée pour les 25 ans du spectacle.

  • L’originalité de cette version :

 

Un spectacle de type comédie musicale est un ensemble d’éléments qui plongent le spectateur dans l’univers qu’ils décrivent : personnages, décors, costumes, mise en scène, lumières, etc. Ici, le choix a été fait de faire une version “concert” du spectacle et de retirer partiellement deux éléments du mélange habituel : les décors et la mise en scène.

Les chanteurs viennent donc sur scène, se déplacent et s’affrontent parfois du regard, mais à part cela, ils sont statiques. Chacun devant un micro bien visible, posé, les mouvements sont limités.

Et par extension, le décor est pratiquement absent de la scène. Seuls des rappels d’accessoires dans les mains des chanteurs, et des projections sur les écrans situent le contexte.

L’effet est celui d’un spectacle moins mouvementé que l’original, mais où tout est suggéré et clairement destinés à des personnes qui ot déjà vu l’original.

  • L’orchestre :

La plupart des comédies musicales de qualité en ont un, mais il est néanmoins nécessaire de le préciser ici. Compte tenu du côté “concert” du spectacle, il était évident que l’orchestre était indispensable à la représentation et il fait partie de la mise en scène. Ici, on notera aussi la présence d’un choeur qui permet une puissance impressionnante dans les ensembles. Je suppose évidemment que l’impression était renforcée sur place, la vidéo atténuant évidemment le son d’une manière ou d’une autre.

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  • Les chanteurs :

De mon côté, rien à redire sur cette partie. Les chanteurs ont été évidemment sélectionnés pour leurs physiques, mais également leurs voix. Jean Valjean (Alfie Boe) remplit très bien son rôle, et j’ajouterais dans mes préférés les personnages de Madame Thénardier (Jenny Galloway), d’Eponine (Samantha Barks), de Gavroche (Robert Madge) et la surprise de retrouver dans un contexte très différent et qui lui va bien le jeune Nick Jonas, dans le rôle de Marius.

Petite surprise de la fin également, la présence des acteurs originaux de certains personnages (les plus jeunes évidemment) mis face à leurs “remplaçants”.

  • Les costumes :

Une fois retirée la majorité de la mise en scène et des décors, le rôle des costumes devient alors primordial pour faire comprendre l’histoire au spectateur. Et c’est ce qui m’a paru particulièrement intéressant ici.

Il faut reconnaître que ceux-ci sont absolument magnifiques, travaillés, patinés, et fidèles à l’époque historique. Le roman se déroulant sur plusieurs décennies, on peut même remarquer une évolution dans les costumes qui correspond à ce temps qui passe.

Les classes sociales sont clairement définies par les costumes, les personnages sont identifiables, autant leur physique que leur caractère, par ses costumes et ils jouent donc grandement dans la compréhension du spectateur.

 

  • Les lumières :

 

Si l’absence de décors est assez perturbante dans un premier temps, je dois reconnaître qu’elle est très bien rattrapée par la présence de lumière très présentes et parfaitement maîtrisées. L’ambiance créée par la lumière plonge le spectateur au coeur de l’action, que ce soit sur la barricade par une forte présence du rouge que dans les égouts où la lumière est verdâtre.

En conclusion, si vous ne connaissez pas les Misérables, je ne vous conseille pas de commencer par cette version, mais évidemment d’aller la voir au théâtre si vous avez l’occasion, néanmoins, pour part je la regarde souvent pour me commémorer le spectacle.

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Compléter votre médiathèque :

La parole est à vous :

  • Avez-vous eu l’occasion de voir cette comédie musicale ? Et si oui dans quelle langue ?
  • Que pensez-vous de cette version statique ?
  • Mon article vous a-t-il donné envie de regarder cette vidéo ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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