Aujourd’hui, j’ai envie du magnifique spectacle 42nd Street que j’ai eu l’opportunité de voir au Châtelet la semaine dernière.

Un peu d’histoire

42nd Street (la quarante-deuxième rue) est  une comédie musicale présentée pour la première fois à Broadway en 1980. Construite d’après un Roman de Bradford Ropes, Michael Stewart et Mark Bramble ont écrit le livret, sur des paroles d’Al Dubin, et une musique d’Harry Warren. Le chorégraphe original est Gower Champion . En 1981, il remporte l’Award de la meilleure comédie musicale.

Depuis quelques semaines, elle passe au théâtre du Châtelet dans une nouvelle mise en scène.

L’histoire

42nd Street raconte la préparation d’un spectacle musical, intitulé Pretty Lady, après la crise financière de 1929 par le célèbre directeur Julian Marsh. C’est dans ce contexte que la jeune et talentueuse Peggy Sawyer va chercher à entrer dans ce monde du showbizzness.

Ma critique du spectacle

Avant de me rendre au Châtelet cette année, je n’avais pas entendu parler de ce spectacle et je n’avais donc pas spécialement d’attente sur l’histoire ou la production d’une manière générale.

Et je n’ai pas été déçue ! Le spectacle est véritablement de qualité, comme le Châtelet sait si bien les faire avec des budgets toujours aussi impressionnants.

22

Ce spectacle est le dernier à être produit dans le théâtre avant sa fermeture pour travaux.

J’ai particulièrement apprécié ce spectacle haut en couleur pour tous ses aspects :

  • L’histoire :

Il est assez rare de voir l’envers du décor des productions et bien que le sujet soit ici romancé, il est amusant de voir les coulisses, les répétitions et les querelles d’arrière-scène du monde du showbizness.

De plus, la situation du spectacle en 1933 rajoute une profondeur au contexte et au personnage qui cherche à sortir de cette crise qui a paralysé le pays.

L’histoire est également centrée autour de Peggy Sawyer, dont on suit le parcours alors qu’elle découvre elle-même ce monde qui l’attire. Ce que j’aime dans ce personnage est son état d’esprit positif qui l’incite à participer de son mieux à son niveau et quel que soit sa place dans l’équipe. Elle préfèrera être un gravier qui fait partie d’un ensemble et en être heureuse plutôt que de ne pas faire partie de ce monde. Et lorsqu’elle est projetée au-devant de la scène, elle fait preuve d’une grande humilité vis-à-vis de ce nouveau rôle qu’elle n’a pas l’impression de mériter.

5

Je fais un aparté au passage sur la très talentueuse Monique Young qui interprète ce rôle, car c’est une artiste complète : elle joue la comédie à merveille, mais elle sait également danser, et  notamment des claquettes, chanter et sourire … tout ça en même temps, évidemment.

Pour finir sur le scénario, j’ai particulièrement aimé la fin du spectacle, qui se termine juste après la fin de la représentation de Pretty Lady, qui propose une fin très ouverte à l’histoire, pleine de possibilités et d’optimisme, à l’image du spectacle pour moi.

  • Les chorégraphies :

 

Le spectacle est axé autour de ce monde du showbizzness des années 30, et les claquettes ont une grande importance dans le spectacle.

Une des particularités de ce spectacle, qui a apparemment beaucoup contribué à son succès, est cette scène d’ouverture où le rideau remonte seulement d’un mètre, pour laisser voir les pieds des danseurs, mais uniquement leurs pieds.

9

Cette scène très mystérieuse met immédiatement dans l’ambiance. D’autant que les “gambettes” des demoiselles sont nues, à l’exception de leurs chaussures, puisque leurs costumes sont particulièrement courts.

17

Pour le reste, les chorégraphies sont réparties en deux catégories : les chorégraphies d’ensembles où tous les danseurs dansent à l’unison pour un ensemble en harmonie, ou les chorégraphies décalées, comme pour la fameuse chanson qui a donné son nom au spectacle, où les personnages sont répartis en petits groupes qui reflète un rôle différent et crée de la diversité.

  • Les costumes :

 

Il est évident que dans un spectacle qui parle du showbizzness des années 30, les costumes ont un rôle important à jouer dans la compréhension du spectateur.

Ici, Peter McKintosh qui a châpeauté décors et costumes sur le spectacle a beaucoup joué entre les costumes glamour de scène, et les costumes de l’arrière scène qui ramènent à la vie réelle.

D’un côté les costumes de scène représentent un monde avant la crise qui a disparu et qui renait par la magie du spectacle, et de l’autre les costumes hors scène rendent plus humains les personnages et montrent un monde qui rêve de revenir à la gloire des années passées.

Notons qu’un nombre impressionant de costumes a dû être créé pour le spectacle, car de très nombreux tableaux s’enchaînent, chacun avec un grand nombre de danseurs et danseuses impliqués, et leurs lots de chapeaux, chaussures et accessoires. Et qui dit grand nombre de costumes dit également changements rapides : je pense donc que les habilleuses en coulisse ont du travail !

Je ferai une mention particulière pour la scène de défilé où des costumes très originaux blancs s’alignent les uns à côté des autres, et qui n’est pas sans me rappeler la scène de Chantons Sous la Pluie “Beautiful Girl”.

J’ai également beaucoup aimé la robe rouge que Peggy porte à la fin du spectacle qui la fait ressortir et joue sur sa féminité sans pour autant la transformer à partir du personnage que l’on apprend à aimer dès le début du spectacle.

J’ai eu le sentiment que la plupart des costumes des femmes étaient d’ailleurs portés sur des gaines, comme c’est visiblement le cas de cette fameuse robe rouge.

  • Les décors :

Finalement, ce sont les décors qui terminent de créer un ensemble réussi. Et ici encore,  comme pour les costumes, deux univers sont créés :

  • d’un côté les salles de répétitions, les loges et la lieux de vie de tous les jours,
  • et de l’autre les décors à proprement parler du spectacle.

Je note la beauté de la simplicité du décor d’arrière scène et des salles de répétitions qui présente surtout un espace vide, simple mais travaillé pour un aspect bois, et agrémenté la plupart du temps du piano de répétition. Ce que j’aime dans ce décor, et qui se retrouve dans les autres décors “réels” est la simplicité de la suggestion. La gare, par exemple, est simplement constitué d’une horloge et de deux bancs, mais cela suffit.

Et cette simplicité contraste évidemment avec les décors de Pretty Lady, qui sont aussi flamboyants que les costumes.

10

J’aime particulièrement le décor de la fameuse scène 42nd Street avec cette ville qui se resserre autour des danseurs.

En conclusion, je recommande très fortement ce spectacle qui transporte dans la magie du spectacle de showbizzness et qui est véritablement complet avec un grand nombre d’artistes talentueux.

Pour aller plus loin :

Quelques articles à lire :

Et pour finir, achetez vos billets !

Compléter votre médiathèque :

La parole est à vous :

  • Avez-vous vu ou allez-vous voir la comédie musicale ?
  • Aviez-vous déjà entendu parler du spectacle ?
  • Connaissez-vous d’autres spectacles qui mettent en avant l’arrière-scène ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

Advertisements