Aujourd’hui, je retourne dans les spectacles, avec la version vidéo de Autant en emporte le vent, de Gérard Presgurvic.

Un peu d’histoire

Créée en 2003 au Palais des Sports de Paris, la comédie musicale s’inspire du roman éponyme de Margaret Mitchell. Le spectacle, clairement créé suite au succès de Roméo & Juliette, a fait beaucoup moins parler de bruit que ses prédécesseurs, malgré le budget initial alloué au spectacle.

Le spectacle a tout de même rassemblé 650 000 spectateurs pour un total de 39 millions de recettes, et a tourné jusqu’en 2004.

 

L’intrigue

Le Nord et le Sud des États-Unis sont divisés, c’est le début de la guerre de Sécession. Scarlett O’Hara, jeune fille d’une famille sudiste, va chercher à se faire sa place au mieux, entre les demandes de sa famille, son coeur, et la guerre qui fait rage.

Ma critique du spectacle

À la sortie de la comédie musicale en 2003, et à l’époque convaincue du talent de Gérard Presgurvic, je décidais donc d’aller découvrir ce nouveau spectacle rempli de belles robes et de couleurs chaudes.

  • Les textes :

 

Le livre de Margaret Mitchell est long, chargé et riche en contexte et en histoire. Il était donc particulièrement difficile de retranscrire tout cela dans une comédie musicale. L’ensemble est donc compréhensible, mais un peu raccourcit à mon goût, bien que je comprenne les raisons de ce résumé.

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  • Les chorégraphies :

Sur le côté chorégraphie, nous sommes sur le style de Kamel Ouali, que nous avons déjà vu de nombreuses fois, mais toujours efficace. À l’époque, les chorégraphies étaient moins connues, et le public y était donc moins habitué.

Le bon côté de ce spectacle est l’utilisation des costumes pour créer des effets dans la danse, notamment grâce aux jupes à crinolines des femmes.

  • Les costumes :

Les costumes, bien que simplement inspirés de loin des formes historiques (probablement pour des raisons d’aisance des danseurs), sont assez réussis.

A défaut de suivre une historicité rigoureuse, les costumes cherchent visiblement à créer une dynamique dans les tableaux présentés. Les couleurs sont alternées, et assorties les unes aux autres.

 

Si les costumes des personnages principaux sont intéressants, j’apprécie également le travail effectué sur les personnages secondaires et les danseurs qui sont de qualité.

De nombreux changements de costumes sont effectués, à la fois pour représenter les changements dans le temps, mais aussi les changements de contexte, et l’on devine un travail d’habillage important.

Un seul regret du point de vue des costumes, certaines couleurs sont pour moi trop chatoyantes, trop voyantes et si cela permet de mettre en avant certains personnages, je trouve qu’ils sont à ce moment-là un peu trop isolés du contexte.

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  • Les décors :

 

Si les costumes sont de bonne qualité dans leur ensemble, les décors quant à eux sont très réussis. Revenant à des décors légers, mais grands, parfois par des toiles peintes et accordant les jeux de lumière, la scénarisation retranscrit très bien les contextes du livre et permet la compréhension de l’histoire.

  • La captation vidéo :

Un point très original sur cette comédie musicale : la captation est vivante et utilise de nombreux plans “caméra au poing” qui permettent notamment d’apprécier les costumes de près dans certains cas. D’autres plans, plus larges et en hauteur, montrent bien la scène dans son ensemble, mais sous des angles originaux.

En conclusion, je recommanderai ce spectacle, car il y a un vrai travail global, malgré un petit manque de complet quant à l’histoire.

Compléter votre médiathèque :

La parole est à vous :

  • Avez-vous vu à l’époque la comédie musicale ?
  • Que pensez-vous d’un spectacle fait pour être vu de loin, mais filmé pour la postérité en vidéo ?
  • Pensez-vous qu’il soit possible de condenser un tel livre en deux heures de spectacle ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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