Aujourd’hui, je retourne dans les spectacles, avec la version vidéo de Mozart, l’opéra rock, le spectacle d’Olivier Dahan.

Un peu d’histoire

Créé en 2009 au Palais des Sports de Paris, le spectacle raconte la vie de Wolfgang Amadeus Mozart de manière assez libre.

Jouée deux ans en France, le spectacle a reçu un accueil très varié de la part des critiques. Néanmoins, le succès s’est étendu à l’international avec des projections dans des cinémas en Asie, en Europe et aux USA. Il va ensuite être adapté dans différentes langues asiatiques à partir de 2011.

L’intrigue

Lorsque le spectacle commence, Mozart a 17 ans et décide de quitter sa ville natale pour parcourir l’Europe. Après des errances, une première conquête amoureuse et la mort de sa mère, Mozart va enfin pouvoir briller à la cour de Vienne, avant de connaître un nouveau déclin dû au sujet de ses pièces, qui s’attaquent à la noblesse.

Ma critique du spectacle

Ayant suivi d’assez prêt les sorties de comédies musicales parisiennes, je ne suis évidemment pas passé à côté de cet opéra rock. Je n’ai malheureusement pu découvrir l’oeuvre qu’en vidéo.

  • Les musiques :

Évidemment, avec un spectacle sur le thème d’un compositeur, la musique devait jouer un rôle primordial. Ici, un pari a été fait d’associer de la musique classique, celle de Mozart, avec de la musique contemporaine, du rock.

Si le mélange est surprenant, je dois dire que je le trouve réussi. On passe en effet de manière fluide des instruments et rythmes classiques, aux instruments et rythmes plus modernes. On retrouve d’ailleurs, lorsqu’on connait un peu plus la musique de Mozart, des petits accents au milieu de chansons qui rappellent des rythmes et des passages de ses oeuvres.

Si une partie de la musique semble enregistrée en amont, il y a néanmoins quelques musiciens live qui apparaissent par intermittence sur les vidéos.

En revanche, je trouve dommage leurs tenues, trop rock à mon goût pour qu’ils semblent appartenir au spectacle.

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  • Les textes parlés et chantés :

Si les musiques m’ont beaucoup plu, je dois dire que les textes m’ont moins convaincu.

Tout d’abord, les textes chantés, sur les musiques dont je viens de parler, sont parfois trop prévus comme des chansons à part, et donc commercialisables en elles-mêmes, et moins comme faisant partie d’un tout, notamment au niveau des paroles. Les chansons ne font pas avancer particulièrement l’histoire, elles expriment un état d’esprit du moment.

Mais malgré ce petit regret, et en le sachant, je les trouve assez réussis.

Pour ce qui est des textes parlés, en revanche, je suis déçue : les acteurs ne jouent pas tous bien à mon goût et les attitudes de jeux, accompagnés par le texte, sonnent parfois faux pour l’époque visée.

  • Les chorégraphies :

Dans ce spectacle, les chorégraphies sont assez minimes malheureusement. On retrouve plus des déplacements scéniques, des mouvements et des jeux avec les décors ou les lumières. On perd donc le troisième pilier de la comédie musicale à de nombreux moments.

  • Les costumes :

Pour ce qui est des costumes, il est assez difficile de donner un avis global. D’un côté, l’originalité prime : ne vous attendez pas à voir des costumes historiques … il n’y en a pas. Pour moi, ils se rangent en plusieurs catégories :

  • les costumes pseudo historiques : certains costumes des ensembles conservent des coupes globalement historiques, mais tout est un peu neuf à mon goût ou trop brillant.

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  • les costumes des personnages principaux hommes : ici on est toujours dans une coupe historiques, mais les couleurs et les motifs sont clairement choisis pour ressortir : Mozart est un extravagant et les costumes qu’ils portent le mettent en avant.

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  • les costumes des femmes principales : ici on voit beaucoup de robes à crinoline très rigides, absolument pas historiques, mais qui mettent en valeur un personnage par rapport à d’autres.
  • les costumes de la scène sadomasochiste  : oui, vous avez bien lu. Si vous avez entendu la chanson “le bien qui fait mal”, sachez donc que les paroles assez surprenantes et pas du tout grand publique de cette chanson sont mises en parallèle dans le spectacle de costumes assortis.

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Dans l’ensemble, il faut voir les costumes comme des faire-valoir des rôles et de leurs statuts. À partir de là, et en admettant qu’il n’y ait rien de particulièrement historique, les costumes jouent beaucoup sur les couleurs de décors et les lumières.

  • Les décors :

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La scénographie que spectacle est assez simple, mais on peut voir qu’un soin particulier a été mis à créer des ambiances, à suggérer au spectateur le type de lieu qu’il voit, notamment avec des fonds éclairés, des jeux de panneaux, et des accessoires.

Ma scène préférée est celle du mariage, où les personnages se retrouvent dans un décor peint, comme si eux-mêmes étaient dans la pièce de Mozart.

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  • Les lumières :

Heureusement, les lumières sont également très réussies et accompagnent le spectateur dans sa vision des scènes : une ambiance colorée est créée et des zones parfois même sur la scène guident le regard.

Certains costumes, comme celui d’Aloysia, jouent même avec la lumière de manière réfléchie et originale.

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En conclusion, je recommanderai ce spectacle en vidéo, même si je ne regrette pas forcément de ne pas l’avoir vu en vrai. Il y a clairement un travail technique intéressant dessus, même si les qualités des acteurs et des textes ont pour ma part gâché un peu le résultat.

Pour aller plus loin :

Compléter votre médiathèque :

La parole est à vous :

  • Avez-vous vu à l’époque la comédie musicale ?
  • Que pensez-vous d’un spectacle fait pour être vu de loin, mais filmé pour la postérité en vidéo ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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