Aujourd’hui, j’avais envie de retourner dans la peinture avec le tableau : La Vierge, l’Enfant Jésus et Sainte Anne, de Léonard de Vinci.

Le tableau

Léonard de Vinci est un homme de la Renaissance italienne qui a peint des tableaux très connus, mais qui a également été un des grands humanistes de son temps, et partagé sa vie entre l’écriture, la peinture, les sciences, les inventions, les lettres, l’architecture, la sculpture, et j’en passe …

Bien que seules quelques oeuvres soient parvenues jusqu’à nous, des caractéristiques se dégagent de celles-ci, formant un style reconnaissable.

Ce tableau, qu’il a peint entre 1501 et qu’il laisse inachevé à sa mort en 1519, est assez représentatif de l’oeuvre de Léonard de Vinci. Si le tableau a été un travail si long, c’est que le peintre a beaucoup travaillé la composition, à travers de nombreuses esquisses.

2

Si le sujet du tableau est assez simple, et vu de nombreuses fois dans les oeuvres de la Renaissance, notamment, j’ai toujours trouvé que cette oeuvre de Léonard de Vinci avait quelque chose de tendre et d’humain.

Les détails

5

 

Ici, ce sont les visages attendris des deux mères qui rendent le tableau si touchant. Cette mise en abime de Jésus, tenu par Marie, elle-même surveillée par Anne, sa propre mère, a quelque chose d’intime et rassurant.

On peut noter ici que les couleurs sont très importantes : Marie est vêtue de couleurs vives, la mettant clairement en valeur, alors qu’Anne porte du gris, une couleur assez pâle, très neutre et qui semble la présenter comme presque faisant partie du décor. Anne est vers la fin de sa vie et c’est donc Marie qui est à l’apogée de la sienne.

Quant à Jésus, il est nu : il est encore un bambin et ce n’est pas encore son heure de se faire remarquer. C’est véritablement Marie qui a son moment de gloire.

3

On notera que les tenues des deux femmes sont très simples, si des plis sont visibles sur la manche de Marie, comme des fronces, c’est bien le seul élément visible qui structure l’ensemble.

Les tenues sont principalement des vêtements souples, qui libèrent la silhouette et des drapés, qui définissent des courbes et donnent du mouvement à la scène.

 

4

 

La particularité ici est pour moi que les costumes sont très intemporels. On ne retrouve pas les formes de la Renaissance, et aucune contrainte au corps spécifique.

 

Seuls détails plus marquants de l’époque, les coiffures, assorties de coiffes, semblent faire référence de manière très légère à la Renaissance. On peut d’ailleurs remarquer qu’Anne semble plus couverte que Marie, encore très jeune.

Pour conclure, les costumes sont un des éléments ici qui donnent à cette scène ce côté attendrissant et universel.

Allez voir le tableau original au Musée du Louvreà Paris

Pour aller plus loin

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous cette oeuvre ?
  • Quelles sont vos oeuvres préférées du peintre ?
  • Donnez votre avis sur mes observations !
  • Avez-vous d’autres liens à communiquer en rapport avec cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

Advertisements