J’ai eu encore envie de rester dans les tableaux pour aujourd’hui, avec le Chahut, de Georges Seurat.

Le tableau

Georges Seurat est un peintre et dessinateur français de la deuxième moitié du XIXe siècle. Il est un des pionniers du mouvement pointilliste, autrement appelé technique de chromoluminarisme, ou peinture optique, basée sur des connaissances scientifiques en termes de couleurs.

Le Chahut est une de ses dernières oeuvres, vers 1889/1890. Il y dépeint l’ambiance dans un cabaret.

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J’ai choisi ce tableau, car c’est encore une fois une oeuvre figée qui dépeint parfaitement une scène de spectacle vivant. Le mouvement est présent dans ce tableau.

Les détails

Commençons par le bas de cette toile : à gauche, nous pouvons voir des musiciens. Ils sont en costume et chemise, habillés de manière sobre, mais pas en noir. Cela donne une ambiance assez informelle. Nous comprenons immédiatement qu’il n’ s’agit pas d’un spectacle de ballet.

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Les musiciens dépassent de la toile : nous voyons les mains d’un flûtiste, sans pour autant voir son cadre. Cette notion de “hors cadre” donne le sentiment au spectateur qu’il est inclus dans la scène. Cela est appuyé par le fait que le violoncelliste au premier plan nous tourne le dos.

Derrière les musiciens, nous apercevons quelques personnes du public. Leurs tenues sont peu visibles, puisque nous ne voyons que leurs visages. Ils ont les yeux rivés vers le haut, incitant le spectateur à faire de même.

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Au premier rang à droite, un homme est assis, lui aussi partiellement hors cadre. Il est au premier rang du spectacle, juste sous les jambes des danseurs. Il est vêtu d’un manteau qui semble épais, fait de laine par exemple, d’un chapeau et d’une canne. Il en ressort un sentiment de richesse. Son sourire laisse penser qu’il prend du plaisir au spectacle, il semble être à l’aise, sans doute un habitué.

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Le dernier élément est bien sûr le spectacle : nous pouvons voir sur scène deux danseurs et deux danseuses. Ils sont alternés et leurs costumes semblent se mélanger. La chorégraphie qu’ils exécutent est sensiblement la même. Cela se remarque dans le mouvement des tissus, qui semble équivalent pour les hommes et les femmes.

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Si leurs tenues ne sont pas du tout similaires, on peut remarquer des échos de l’un dans l’autre. Les couleurs sont dans la même gamme, bien que les costumes des hommes soient plus sombres. Leurs jambes se terminent par des chaussures aux couleurs semblables. Et les parties plus aériennes que sont les rubans ornant les épaules et les chaussures des jeunes femmes, font échos aux queues de pies des hommes.

Au-delà de ça, je trouve le rendu des costumes très explicites : les drapés accentuent les formes et le mouvement des danseuses, tandis que la lumière qui se pose sur les corsages exprime très clairement un côté plus rigide et plus contraignant pour le corps.

Pour conclure, j’aime ce tableau pour son côté à la fois très vivant et très intimiste de par la position qu’il donne au spectateur.

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