Aujourd’hui, j’avais envie d’ouvrir une nouvelle catégorie : les clips vidéos, avec le très beau clip de la chanson d’Oren Lavie : Her Morning Elegance.

Pourquoi ce clip ?

Pour ma part je ne connaissais pas Oren Lavie au préalable, et je suis tombée sur ce clip par hasard, mais j’ai pu écouter d’autres musiques depuis et son style me plait.

Parmi les points que j’ai bien aimés ici est le fait que cette chanson ne soit ni triste ni gaie, un simple constat mélancolique de la vie. Les paroles pourraient sembler quelque peu tristes, mais finalement je pense que c’est chacun l’interprétation que l’on peut en faire vis-à-vis de sa propre vie qui compte réellement.

Mais si j’ai finalement décidé de vous parler de ce clip, c’est pour son côté très poétique, et réalisé presque uniquement avec du tissu.

Une autre raison pour laquelle j’ai choisi ce clip est sa réalisation en stop motion. Il est particulièrement travaillé, avec une image impeccable et qui crée des univers à partir d’un décor unique et d’accessoires extrapolés de ce décor. L’imagination de l’équipe de tournage, mais également du spectateur jouent donc un rôle important dans la réussite de ce clip.

Les costumes et autres …

Ici je ne parlerai évidemment pas que des costumes puisque ceux-ci sont finalement très simples, mais plutôt de l’utilisation du tissu dans le clip d’une manière plus générale.

Tout d’abord, le décor consiste en une simple chambre à coucher, vue du dessus, avec très peu d’accessoires :

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Nous découvrons le personnage principal, une jeune femme rousse dans un lit blanc et rayé gris. À côté d’elle pas de table de nuit, mais juste une lampe, une tasse, deux livres et une paire de chaussures légères. Le tout est très simple.

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Alors que la scène évolue et que nous comprenons que le décor restera fixe, nous pouvons mieux découvrir la jeune femme : elle est vêtue d’une tenue blanche légère, assortie au lit, mais qui pour autant n’a pas forcément des allures de pyjama.

Alors qu’elle commence à se baladé dans la “rue”, des oreillers forment les nuages. Ils sont de toutes tailles et de toutes formes, et malgré leur côté très carré, laissent véritablement penser à des nuages dans le ciel.

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Alors qu’elle continue à marcher, le temps se gâte et nous pouvons voir plus de décors l’entourer : des chaussettes orangées et marron sont présentes pour symboliser les feuilles mortes, alors que ses cheveux se déplacent d’image en image pour montrer l’effet du vent, et les nuages deviennent également plus sombres.

Puis le chanteur apparaît dans sa vie, dans son rêve et participant à la scène. Tout d’abord, seuls les vêtements la suivent : personnifiant quelqu’un d’imaginaire et laissant le spectateur spéculer et imaginer. Puis ils incarnent ses vêtements, dans un ensemble noir qui contraste fortement avec elle et son univers. Il semble évident qu’il est présent, mais que pour elle il n’existe pas réellement : il ne fait pas partie du même monde.

Alors que le froid se fait sentir, une écharpe est rajoutée à son costume, d’un rouge vif, mais finalement peu couvrant pour elle qui est si légèrement vêtue.

On notera au passage qu’il est intéressant de voir le mouvement donné à l’écharpe qui laisse clairement comprendre qu’il y a du vent dans la scène.

C’est également à ce moment que la gravité va basculer : alors que le spectateur commençait à adhérer à ce nouvel univers et à réaliser que les règles qui le régissent lui sont connues, le point de vue semble changer et ce détail rappelle que le rêve donne plus de libertés que la réalité.

Puis, autour d’elle et derrière elle, des murs se construisent et des objets.

Les transports en commun sont symbolisés par un fond noir qui ne bouge pas, et un fond avec des feuilles qui se déplacent, comme un paysage qui passe derrière les vitres.

Puis enfermée dans un bâtiment, elle regarde à l’extérieur. Ici les murs sont matérialisés par des draps aux bords brodés, comme si la fenêtre était assortie à ses vêtements.

Dans les deux images, le contexte où elle se situe est plus sombre que l’extérieur. Elle a clairement plus envie d’être dehors dans la nature, que dans les différents lieux où elle se trouve.

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Dans une deuxième partie, elle repart dehors, en marchant et même en courant, mais il semblerait que le rêve l’a emmenée cette fois-ci dans les nuages, car ce ne sont plus des feuilles mortes, mais des oiseaux qui passent, matérialisés par un t-shirt rayé qui se tord et se détend. Pour ma part, j’imagine une mouette …

Puis, loupant un coussin, autrement dit une marche en nuage, elle plonge dans le vide et se retrouve à plonger dans la mer.

En faisant un arrêt sur image, j’ai pu voir la très belle écume du bord de l’eau, en dentelle blanche.

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Pour matérialiser l’eau, un drap-housse bleu a été ajouté au lit. Sous l’eau, ses actions font parfois naître des bulles d’air, petites boules de tissus blancs, et elle y croise des poissons, encore une fois des chaussettes blanches.

Pour terminer, le chanteur refait son apparition dans le décor, redevenu plus calme et plus respirable, et ils s’engagent dans une danse allongée, à distance, sur le lit, pour finir dans une position de yin et de yang, où le blanc et le noir donnent alors tout leur sens à la scène.

Pour conclure, je dirai que j’ai beaucoup aimé ce clip qui m’a emmenée le temps de quelques minutes dans un monde poétique et créatif, et je le conseille fortement, ne serait-ce que pour son côté artistique.

Regardez le clip ici

 

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce clip ou ce chanteur ?
  • Quel est l’adjectif le plus approprié pour décrire ce clip ?
  • Que pensez-vous des costumes et décors de cette vidéo ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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