Je retourne dans les tableaux aujourd’hui avec un portrait en pied de l’empereur Napoléon Ier en costume de sacre par Jean-Auguste-Dominique Ingres.

Le tableau

Jean-Auguste-Dominique Ingres est un peintre néo-classique français du début du XIXe siècle. Il a été un des peintres officiels de la cour et a réalisé majoritairement des portraits.

Parmi ses nombreux portraits, on trouve le tableau de Napoléon Ier en tenue de sacre assis sur son trône.

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Si la pose de l’empereur a quelque chose de statique, elle est néanmoins très vivante grâce à la peinture du costume.

Les détails

Si le tableau en lui-même est très chargé, il n’est finalement composé que de peu d’éléments différents. Ce sont en revanche les motifs et les détails qui donnent cette impression de royauté.

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Pour commencer, l’empereur est présenté en tenue d’apparat, avec des couleurs riches : le rouge, le blanc et l’or forment sa tenue. Ce sont des couleurs royales, car elles coûtent cher à produire. Mais au-delà des couleurs, les tissus également sont riches :

  • dentelle au niveau du cou et des mains
  • hermine pour le col et à l’intérieur des bras
  • brocard (sans doute en soie) pour les manches rouge et or
  • velours pour le reste de la robe, brodé d’or.

Les accessoires qu’ils portent sont quant à eux visiblement en or, qu’il s’agisse des sceptres, du collier ou encore de la couronne de laurier.

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Si chacune des pièces du costume est travaillée, les pièces en elle-même sont assez simples, et mettent en valeur les motifs. Les pans du costume tombent autour du corps, dissimulant la silhouette de l’empereur.

C’est finalement le drapé peint qui révèle le costume et crée du mouvement dans le tableau, dévoilant notamment le genou de l’empereur pour éviter qu’il ait l’air de flotter dans son costume.

Je note au passage le travail absolument magnifique du drapé, que l’on pourrait toucher tellement il est peint avec réalisme.

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Sur ce costume, c’est finalement l’alternance de motifs chargés et de motifs plus légers qui rendent le tout esthétiquement équilibré. La robe que l’on devine sous le manteau, par exemple, n’est chargée qu’au niveau des pieds, de même que le manteau lui-même. L’hermine, quant à elle, permet une respiration qui accompagne le regard tout au long du tableau.

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Pour finir, je noterai que le réalisme de l’ensemble ne s’arrête évidemment pas qu’au costume, mais continue bien sur le décor, avec un support pour l’empereur plus sombre, mais présent néanmoins.

Son pied repose sur un coussin noir, brodé d’or, qui lui-même repose sur un tapis au motif d’aigle. Les couleurs sombres du bas du tableau font ressortir l’empereur lui-même.

 

Pour conclure, je dirai ici que c’est le talent du peintre qui permet clairement de donner du réalisme et de la prestance à l’empereur, tout en créant un dynamisme dans cette pose statique.

Allez voir le tableau original au Musée de l’armée

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