Aujourd’hui, bien qu’il y ait peu de costumes dedans, j’avais envie de parler d’un cours métrage qui m’a fait rire : None of That, du Group Suspific.

Le synopsis du film

Une religieuse s’introduit dans un musée la nuit pour censurer les oeuvres qu’elle juge indécentes.

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Les personnages

Il n’y a que très peu de personnages dans ce court métrage puisqu’ils ne sont que quatre :

  • Le gardien de musée

C’est le premier personnage que nous voyons. Il est vêtu d’un uniforme et même sans le contexte son costume et ses accessoires nous laissent deviner qu’il s’agit d’un gardien.

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Il a un costume bleu-vert, une casquette qui le présente comme un agent de sécurité, un badge qui indique clairement qu’il fait partie d’une société où l’identification est importante, et son pantalon est assorti à la décoration de la pièce des statues.

Alors qu’il fait sa ronde de routine, il s’aperçoit d’un changement pour le moins étonnant dans le musée : un cache noir a été mis sur une des statues au niveau du sexe. C’est alors qu’il va découvrir notre deuxième protagoniste.

  • La religieuse

Physiquement, elle est tout l’inverse du gardien : il est grand et ventru, elle est petite et fine. Elle peut se dissimuler facilement et porte une tenue de religieuse noire, qui n’est pas sans rappeler une tenue de ninja, au vu de ses déplacements.

Ici aussi le costume est immédiatement clair, et le fait que ce soit une religieuse donne tout son sens à ses actions. Elle est prête à commettre un délit afin de censurer ce qui lui parait non montrable au public : les parties intimes des statues.

Je trouve d’ailleurs que ce costume est très réussi, d’autant par le rendu en 3D que par des détails de textures donnés. De plus, la confrontation de ce personnage aux tableaux et statues est comique et montre bien le caractère obtus du personnage.

Alors que nos deux protagonistes s’affrontent dans un combat où le gardien est visiblement perdant, celui-ci décide d’utiliser son arme la plus efficace : son corps. En effet, si la nudité dérange la religieuse sur des statues, il est évident qu’elle sera choquée par un homme nu.

Nous assistons donc au striptease très pudique du personnage, en notant au passage les pois de son caleçon assortis à son uniforme, mais également le fait que la dernière pièce de costume qu’il retire est son chapeau, comme un clin d’oeil à la chanson très connue et souvent associée à l’idée de striptease, You Can Leave Your Hat On, littéralement “tu peux garder ton chapeau”.

Pour finir, une fois déshabillé, les renforts que le gardien a demandé arrivent, et la situation ne semble pas très claire aux nouveaux agents impliqués.

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Il s’agit ici visiblement de policiers, en uniforme et casquettes bleus. Ils ne portent pas de badge d’identification de la société, mais des matricules de police, et c’est l’ensemble qui nous permet de les identifier. Ils arrêtent donc le pauvre gardien, laissant la religieuse dans un musée fermé, vaquer à ses occupations.

 

Pour conclure, je trouve que ce court métrage, au-delà du côté du côté réussi de l’identification des personnages, très drôle et subtil quant au sujet difficile de la censure. Il traite du problème de la liberté dans l’oeuvre d’art et de ce que le public peut penser de l’exhibition de la nudité.

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Pensez-vous que l’humour prenne le pas sur le message ?
  • Pensez-vous que la censure doive être appliquée à tout type d’oeuvres ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

Dites-moi tout en commentaire …

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