Cette semaine, je suis tombée par hasard sur un extrait du ballet Alice’s Adventures in Wonderland, par le Royal Ballet. J’ai donc regardé le spectacle en entier et aujourd’hui je vous en parle.

Un peu d’histoire

Alice au pays des merveilles est un roman de Lewis Carroll écrit en 1865. À l’origine uniquement destiné aux adultes, il a ensuite été réadapté pour s’adresser plus aux enfants.

Le ballet, intitulé les aventures d’Alice au pays des merveilles, voit le jour en 2011 à travers Christopher Wheeldon, sur un scénario de Nicholas Wright et une musique de Joby Talbot.

Il sera repris cette année au Royal Opera House de Londres.

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L’histoire

Alice est une petite fille curieuse qui, en suivant un lapin blanc assez étrange, va découvrir un monde mystérieux et merveilleux.

Ma critique du spectacle

Si je n’aime pas toujours les ballets, qui traînent certaines fois en longueur simplement pour montrer les capacités des danseurs qui sont dedans, je dois dire que ce n’est absolument pas le cas ici. Et j’ai été agréablement surprise de voir un ballet drôle, imaginatif et dynamique d’un bout à l’autre.

  • L’univers

La richesse du livre de Lewis Carroll réside en premier dans l’univers qu’il a créé, qui navigue entre hallucinations et imagination. Il est était donc primordial qu’un ballet, qui par essence ne retranscrit que du visuel, soit efficace dans sa retranscription de l’univers. Et je dois dire que je trouve le tout réussi.

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Que ce soit l’introduction dans le “monde réel” où nous découvrons les personnages qui se transformeront ensuite dans le voyage d’Alice, ou encore la manière dont sont arrangées les images autour de la danseuse principale pour transcrire les étapes où elle grandit et rapetisse, l’ensemble donne une impression vivante et réaliste. Et puisque le spectacle vivant met en scène par définition du vivant : l’univers n’en est que plus réaliste.

 

Nous retrouvons donc les figures emblématiques de l’univers d’Alice, avec des personnages comme la reine de coeur, les cartes à jouer, ou encore le chat.

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  • Les costumes et coiffures

Ce qui m’a particulièrement intéressé dans ce spectacle est évidemment le côté costumes. Ici, rien n’est laissé au hasard avec des costumes qui, au premier regard, permettent au spectateur d’identifier immédiatement les personnages tels que le chapelier fou, le mille pattes ou encore la reine de coeur.

 

Alice, contrairement à la version Disney, est en violet du début à la fin du spectacle. C’est une de celles qui change le plus de tenue, passant d’une robe de fée, visiblement un déguisement, à une robe d’extérieur de la fin du XIXe siècle, à une robe légère et volante dans son passage au pays des merveilles, pour finir dans une tenue simple en lainage pour son réveil.

 

J’étais d’ailleurs assez surprise de cette fin qui se passe dans un autre siècle. Je trouve le rendu réussi et surprenant, mais je ne m’y attendais pas du tout !

Si je devais choisir un costume préféré dans ce spectacle, j’aurais bien du mal, car chacun à sa personnalité et ses particularités qui rendent le rêve particulièrement réel et crédible et rappelle selon moi à chaque spectateur ses souvenirs d’enfants à l’approche du livre.

 

Les cartes à jouer sont particulièrement réussies, car très facilement identifiables. Mais c’est également le cas du lapin, qui se transforme sous nos yeux, du bourreau, ou encore les personnages de la duchesse et de la cuisinière qui, s’ils sont moins connus, car ils ne font pas partie du Disney, font particulièrement froid dans le dos.

  • Les décors

Bien sûr, la réussite du spectacle tient également à l’harmonie qui existe entre les décors et les costumes.

J’aime particulièrement ces décors, qui sont visiblement sortis d’un imaginaire. Il ne s’agit pas de reproduire un véritable tableau, mais de le suggérer, comme celui d’un dessin.

 

La maison de la cuisinière semble par exemple sortie d’un tableau, tandis que la mer, dans laquelle Alice pénètre de manière très réussie, est visiblement un décor assumé, comme des enfants qui feraient une pièce de théâtre improvisée.

 

Ce qui est également intéressant à remarquer, est qu’à aucun moment Alice n’est réellement en harmonie avec son environnement. Je pense que le choix du violet est délibéré pour montrer qu’elle est à part, et pour attirer l’attention sur elle.

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  • Le jeu des danseurs

Bien sûr, au-delà de tous les éléments physiques de la mise en scène, c’est évidemment le jeu des danseurs qui va entraîner le spectateur dans ce monde étrange et merveilleux. Je saluerai particulièrement le jeu de la reine de coeur, qui joue également le rôle de la mère d’Alice, comme étant le plus investi, le plus réussi, mais évidemment également le plus nécessaire ici.

En conclusion, je recommande sincèrement ce ballet qui est à la fois très réussi et drôle.

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