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Dentelle & Pellicule

Un blog sur tout ce qui a trait au costume

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Courts métrages

Au fil de l’âge – Court-métrage

Aujourd’hui, j’ai choisi un très beau court-métrage de l’école ESMA, par Laura BOUQUET, Raphaël CHRISTIEN, Clotilde GILLARDEAU, Matthieu LAILLER, Mélodie Mouton et Romain MACE, Au fil de l’âge.

Le synopsis du film

A travers un voyage initiatique, une grand-mère atypique va transmettre à sa petite-fille les valeurs qui lui sont chères.

Les personnages et les décors

Dans ce court-métrage, ce qui m’a beaucoup plus est que les décors du monde imaginaire sont également en tissus. Et bien que le film soit en animation, les textures et les couleurs donnent un rendu très vivant des matières.

L’histoire ne met en scène que deux personnages, la petite fille et sa grand-mère.

Le cour métrage commence dans le salon de la grand-mère, où nous découvrons des photos plus ou moins anciennes sur les murs, qui définissent le contexte de souvenir et de vécu qui est véhiculé à travers l’histoire.

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Nous noterons ici que le cactus est d’ores et déjà en tissus, ici en lainage tricoté, comme le sera par la suite l’intégralité du décor.

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Puis la scène s’élargit et nous voyons les deux protagonistes :

  • la grand-mère dans une tenue verte, rouge et bordeau,
  • et la petite fille, dans un ensemble rouge vif.

Autour d’elles, la pièce est remplie de tissus :

  • les rideaux oranges à la fenêtre
  • le tapis aux motifs de lignes
  • les poufs et les coussins, répartis dans la pièce
  • mais également les tissus à droite encore en rouleaux.

Chacun de ses éléments est couvert de motifs, ce qui donne un ensembl joyeux et très diversifié. Ce sont les motifs et les tissus que nous retrouverons par la suite dans le voyage.

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Dans cette première partie, la grand-mère offre à sa petite fille une poupée, entièrement fabriquée en tissus, à l’effigie de la petite fille. Ici également, la poupée n’est pas unie, mais chaque tissu qui la compose a ses propres motifs, donnant finalement du réalisme et du relief à l’ensemble.

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Puis, les deux femmes partent dans un voyage onirique sur la moto de la grand-mère.

Là nous retrouvons des paysages composés par les tissus de la pièce précédente, et les accessoires qui la composaient.

Si les motifs ne sont pas naturels, il faut néanmoins notés que les couleurs utilisées reprennent des couleurs que l’on peut trouver dans la nature, des couleurs chaudes pour la plupart, et principalement des couleurs de terre.

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A travers le voyage, la musique rock qui nous accompagne donne le ton, et fait référence à des groupes emblématiques de la jeunesse de la grand-mère. Les personnages évoqués sont d’ailleurs également mis en scène très simplement, à travers des cactus “vivants”.

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Au cours du voyage nous avons plus l’occasion de voir la grand-mère de près, et notamment de s’apercevoir que ces vêtements comportent également des motifs, que ce soit son pantalon ou ses bottines.

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Alors que les deux femmes évoluent vers un paysage plus valloné, nous pouvons voir une évolution. Les éléments sont plus précis, plus travaillés et fabriqués. Je pense qu’ici, l’initiation consiste non plus à la découverte d’un univers, mais plutôt d’un savoir-faire, et d’une expérience.

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Les arbres sont en boules d’épingles, réalisées en crochets, et les fruits qui en pendent sont des boutons. Les plantes grimpantes, quant à elles sont des rubans, flottants au vent, tandi que les séparations entre deux collines sont visiblement cousues à la main.

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C’est d’ailleurs un fil de la petite fille que la grand-mère va planter, et qui va au final donner une fleur, comme une représentation de la graine de la connaissance.

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Pour montrer que malgré ce qu’elle a appris et ce qu’elle continue à apprendre, la petite fille va devoir faire sa route seule, elle doit grimper une montagne de poufs, symbolisant des rochers, qui sont plus assortis à elle qu’aux couleurs de la grand-mère, et qui passent petit à petit dans l’ombre. La fille doit quant à elle grimper pour continuer à voir la luière du soleil.

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et elle découvre un nouveau paysage, plus simple que le précédent et plus proche du premier pour symboliser le voyage qu’elle va devoir faire seule à présent. On notera au passage que le motif à changer, ce sont à présent des fleurs que l’on peut voir sur le tissu, comme la fleur qui a poussée du sol au tableau précédent.

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Alors que nous retournons au monde réel, nous découvrons la petite fille, à présent jeune adulte, qui dépose une moto qu’elle a visiblement faite elle-même en tricot, sur la tombe de sa grand-mère. Les couleurs de la moti sont plus froides que celles de sa grand-mère, plaçant visiblement le voyage dans le passé.

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Puis la jeune femme part, et nous pouvons voir que sa tenue est plus sombre, plus uniforme, mais avec des motifs qui se dessinent déjà, sur son sac, et un tatouage sur son dos.

Alors qu’elle démare sa moto, nous voyons que si les bottines qu’elle porte ne sont pas les mêmes, la couleur en est pour autant la même. Les motifs n’y sont pas encore, ils viendront sans doute par la suite de sa vie, au fur et à mesure des expériences.

Pour conclure, je trouve ce court-métrage poétique et bien travaillé sur les thèmes de la mort, la vie et la transmission de soi à son prochain.

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Trouvez-vous le message clair ?
  • Avez-vous vécu des impressions similaires avec vos grands-parents ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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Paperman – Court-métrage

Aujourd’hui, je retourne chez Disney avec un court métrage très poétique, Paperman, de John Kahrs.

Le synopsis du film

Un employé de bureau cherche à communiquer avec la femme de ses rêves grâce à des avions en papiers.

Les personnages

Le court métrage parle d’une histoire d’amour, il est donc principalement concentré sur les deux protagonistes. Néanmoins, un contexte est défini autour d’eux.

Ici, le jeune homme est le personnage principal de l’histoire. Il est vêtu d’un costume deux pièces, avec chemise blanche et cravate. Son costume est d’une couleur légèrement plus foncée que le monde qui l’entoure.

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La jeune femme qu’il rencontre est quant à elle plus claire. Son tailleur avec jupe est cintré et montre ses formes.

Ils sont tous les deux minces, ont tous les deux les cheveux bruns foncés, et portent tous les deux des tenues de travail ainsi qu’une liasse de papiers. Le soleil qui les éclaire montre que la scène est chaleureuse, positive.

Leurs deux tenues ne définissent pas de chronologie. C’est une histoire qui semble hors du temps.

Mais la jeune femme s’en va et le jeune homme s’aperçoit qu’il a manqué une opportunité. Il se rend alors au travail.

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Au travail, le jeune homme a retiré sa veste, comme pour s’assortir avec les papiers qui l’entourent, et retroussé ses manches pour passer au travail. Son emploi ne lui plait visiblement pas et manque de poésie et d’originalité. C’est un emploi de bureau typique et sa tenue retranscrit cette idée.

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En face de lui, son responsable a une allure plus sévère, plus stricte. Il est également en costume, mais celui-ci est noir, plus carré aux épaules, plus contraignant et plus chic. Son col est visiblement rigide et monte haut sur son cou, il porte une pochette grise, qui est clairement pliée minutieusement.

Son allure exprime l’autorité, et contraste avec la tenue du jeune homme.

Et c’est encore plus vrai lorsque le jeune homme se met à “jouer” avec des avions en papiers qu’il cherche à envoyer de l’autre côté de la rue. Il devient plus animé, à la fois plus concentré et agité, tandis que son supérieur devient plus sévère, et plus strict envers lui.

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On notera, alors que le jeune homme prend la décision de défier l’autorité et de quitter son travail que les autres hommes présents dans la pièce et travaillant de la même manière que notre héros sont quant à eux placés dans une période historique plus ancienne, avec leurs noeuds papillon et leurs bretelles. Finalement, en comparaison des autres, le jeune héros est plus proche du responsable que de ses collègues, malgré la différence de teinte de leurs costumes. Et je pense que la ressemblance montre qu’ils ont tous deux une forte personnalité.

De même que les collègues du bureau sont dans des tenues qui appartiennent au passé, les passants dans la rue sont clairement représentés dans des tenues de la première moitié du XXe siècle.

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Les silhouettes, les manteaux et les chapeaux n’appartiennent pas au présent.

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À peine sorti de son bureau, le jeune homme est assailli des avions en papier qu’il a fabriqués et qui cherchent visiblement à l’emmener quelque part.

Pour finir, les deux héros se retrouvent, plus assortis que jamais, grâce à la ténacité du jeune homme. Il a pris le temps de remettre sa veste pour correspondre aux couleurs de la jeune femme et le soleil les illumine comme au début du court métrage.

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Pour conclure, c’est un court-métrage très poétique que nous propose ici Disney qui cherche à montrer que l’amour n’a pas de frontières.

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Correspond-il à votre image des courts-métrages Disney ?
  • Aviez-vous perçu l’intemporalité des héros ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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None of That – Court métrage

Aujourd’hui, bien qu’il y ait peu de costumes dedans, j’avais envie de parler d’un cours métrage qui m’a fait rire : None of That, du Group Suspific.

Le synopsis du film

Une religieuse s’introduit dans un musée la nuit pour censurer les oeuvres qu’elle juge indécentes.

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Les personnages

Il n’y a que très peu de personnages dans ce court métrage puisqu’ils ne sont que quatre :

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Assasin’s Creed – Court métrage

Aujourd’hui, regardons ensemble un court métrage dans l’air du temps puisqu’il se base sur l’univers d’Assasin’s Creed en mettant en scène la récupération de la pomme d’Eden de Napoleon. Le court métrage est de Julien Brisset, à regarder ici.

Le synopsis du film

Une femme de la confrérie des assassins tente de récupérer la pomme d’Eden de l’époque de Bonaparte.

Les costumes

Il y a peu de personnages dans ce court métrage. Nous voyons d’un côté la jeune femme, et de l’autre les soldats de Bonaparte.

  • La jeune femme assassin

 

Le court métrage commence par une présentation de la jeune femme grâce à des gros plans sur son costume. Ici on peut voir assez rapidement qu’un travail a été fait pour respecter l’univers du jeu vidéo.

Le costume utilise visiblement des matières simples et naturelles, et il est complété par des accessoires, armes, et ceintures qui sont de bonne qualité.

À partir de cette base, c’est la caméra qui va finir de créer l’univers, dans sa manière de suivre le déplacement de l’actrice. Je note au passage que les effets, les plans et les décors sont bien choisis et correspondent pour moi à l’univers des jeux.

  • Les soldats

Pour les soldats, l’accent a été visiblement mis sur une impression d’ensemble afin que le groupe soit immédiatement reconnaissable.

Nous n’avons alors aucun doute : il s’agit bien de soldats de l’époque de Bonaparte.

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Lorsqu’on voit les costumes de plus près, des détails, comme la croix sur un des soldats, ont été ajoutés. Néanmoins, les tissus font plus synthétiques de près et tous ne sont pas finis de la même manière.

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Somme toute, je trouve que ce court métrage est de bonne qualité malgré le manque de moyen du projet. L’accent a donc été mis au niveau des costumes sur une image globale et une identification claire des personnages.

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Un seul regret du point de vue costume : aucune patine. Je pense qu’en gardant l’objectif de moyens réduits, cela aurait permis à donner aux personnages un aspect un peu plus réaliste. Néanmoins, mes félicitations à l’équipe.

 

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Que pensez-vous de cette version ? Respecte-t-elle le jeu selon vous ?
  • S’agit-il d’un fan-art ? Ou d’une création à partir d’un univers ? Où est la ligne entre les deux ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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La Luna – Court métrage

Aujourd’hui, c’est d’un court métrage des studios Pixar que j’ai eu envie de vous parler, le très poétique La Luna, de Enrico Casarosa, à regarder ici.

Le synopsis du film

Un petit garçon partage pour la première fois le travail de son père et son grand-père, qui s’occupent de la lune.

Les personnages

Comme dans l’homme-orchestre dont j’avais parlé il y a peu de temps, il y a peu de personnages dans ce court métrage puisqu’ils ne sont que trois :

  • Le grand-père
  • Le père
  • Le petit garçon

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Au début du court métrage, nous ne voyons que le petit garçon et les choses à sa hauteur. Les bras des deux hommes dans la barque sont couverts de manches blanches, visiblement rapiécées. Cela donne le sentiment d’un ensemble aux moyens modestes.

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De plus, on aperçoit rapidement que les deux hommes et l’enfant sont vêtus de manière similaire, malgré leurs différences de stature, ce qui sous-entend qu’ils sont dans une sorte d’uniforme. Et le port de salopettes ajoute le côté “tenue de travail”, dans un aspect assez ouvrier.

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Ce que j’aime donc dans ce court métrage c’est sa poésie, et les costumes jouent ici un rôle important dans l’identification des personnages et de leurs caractères, malgré le fait qu’ils n’utilisent pas la parole.

  • le père, massif et donnant l’impression d’un homme fort, semble à la fois têtu et fier de son fils

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  • le grand-père, plus fin et courbé, donne l’image d’un homme qui pense tout savoir et sait comment faire les choses

Ce qui les rassemble ici, malgré leurs différences, est effectivement leur fierté du petit fils qui fait sa première virée nocturne dans l’entreprise familiale.

Ce qui nous laisse comprendre que c’est la première, outre les yeux brillants du garçon, est le cadeau que lui font les deux adultes d’une casquette comme les leurs. Au moment où l’enfant la met, il se met à devenir un adulte dans un sens. Mais les deux adultes autour de lui, cherchant à former le jeune garçon, vont chercher à appliquer leurs méthodes sur lui.

 

C’est d’ailleurs le thème de ce court métrage que l’on suit tout du long : l’enfant qui devient adulte et doit donc trouver sa propre méthode d’exister et de faire son travail. L’ascension sur l’étoile à la fin du film représente pour moi le fait de grandir.

 

Finalement, le petit garçon trouve sa place et participe à sa manière au travail. Et lorsque la tâche est finie, les deux adultes sont fiers de lui.

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Somme toute, c’est un très beau court-métrage que je conseille fortement, car il est très poétique.

 

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Correspond-il à votre image des courts métrages Pixar ?
  • Quel est votre film ou court métrage préféré des studios Pixar ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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Dream Motion – Court métrage

Aujourd’hui, regardons ensemble un court métrage que j’ai découvert un peu par hasard, de Vincent Bornet, qui s’intitule Dream Motion, à regarder ici.

Le synopsis du film

Un jeune homme s’endort et rêve en Stop Motion …

L’histoire en images du court métrage

Le court métrage se sépare en deux parties :

  • La vie réelle

Le court-métrage commence alors que nous découvrons un personnage chez lui. Nous ne voyons pas son visage dans un premier temps : il pourrait être n’importe qui, il pourrait être nous.

C’est visiblement un jeune homme d’une classe moyenne, qui rentre du travail et se décontracte en arrivant chez lui. Il se prépare à aller dormir et se couche, assez tard.

Dans un premier temps il est en costume cravate, mais il s’est mis à l’aise, sa cravate desserrée et les manches de sa chemise remontées. Puis il se prépare à dormir et c’est un pyjama assez neutre qu’il met : un t-shirt gris. Au final, c’est un personnage presque en noir et blanc qui se présente à nous.

Pour terminer, il se réveille après son rêve et quelque chose est différent : il a gardé son t-shirt blanc du début du rêve … comme si le rêve qui a disparu est encore un peu présent avec lui.

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  • Le rêve

C’est dans le rêve que le personnage prend des couleurs :

Tout d’abord, il porte ce fameux t-shirt blanc qu’il va retrouver à la fin. Mais l’ambiance est différente, elle-même plus colorée et annonce la suite : nous ne sommes plus la nuit.

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Puis il sort de son appartement et se rend dehors, dans la rue. Il porte de nouveau un t-shirt gris, mais les motifs ajoutent de la couleur. Il est évident que la direction artistique du court métrage a voulu jouer sur ce côté parisien du personnage, avec une casquette, mais décontracté en jean t-shirt, et baskets.

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Après une course poursuite comme on peut en faire dans ses rêves, avec un personnage que nous ne voyons pas et qui représente plus une idée de menace qu’autre chose, il a changé de tenue : à présent plus calme, il porte un t-shirt bleu, couleur du ciel (bien que le ciel soit dans une ambiance colorée qui l’empêche d’être bleu.

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Son t-shirt affiche “The End” : la fin bien que ce ne soit pas la fin de la course finalement puisqu’il repart.

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Puis vient la partie romantique : le jeune homme découvre une jeune fille. Notons au passage qu’il a repris sa tenue grise, puisque ce n’est plus la fin, mais un nouveau commencement.

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Et ils sont mieux assortis comme ça …

Leurs costumes leur permettent aussi de mieux se fondre dans le décor. Et comme tous les amoureux à Paris (c’est bien connu !), ils vont observer le soleil se coucher sur les ponts de Paris … et à ce moment-là, les vêtements semblent s’effacer, pour faire ressortir les très beaux cheveux de la demoiselle.

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Pour finir, ils se retrouvent tous deux au lit, toujours dans cette ambiance orangée, avant le dur retour à la réalité.

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J’ai beaucoup aimé ce court-métrage que j’ai trouvé léger et poétique, bien qu’un peu triste

 

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Que pensez-vous de cette idée de faire du stop motion à partir d’un film ?
  • Que pensez-vous de la manière dont ils ont présenté les deux amoureux à Paris ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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L’homme orchestre – Court métrage

Aujourd’hui, regardons ensemble le court métrage moins connu des studios Pixar, réalisé par Mark Andrews et Andrew Jimenez, l’homme-orchestre, à regarder ici.

Le synopsis du film

Un duel s’engage entre deux musiciens de rue pour convaincre une petite fille de donner sa pièce.

Les personnages

Il n’y a que peu de personnages dans ce court métrage puisqu’ils ne sont que trois :

  • L’homme-orchestre rouge

C’est le premier artiste qui apparait dans le court métrage. Sa musique se base sur des cuivres et des percussions principalement.

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Il est vêtu d’une tenue rouge, blanc et or, qui n’est pas sans rappeler le domaine du cirque, notamment à travers les motifs de son chapeau. Et d’ailleurs, les instruments qu’il utilise sont des instruments souvent utilisés dans le milieu du cirque, notamment les cuivres, associés aux personnages de clown. Son pantalon, tout en accordéon donne un côté très souple à ses jambes qui accentue la souplesse du personnage, malgré son encombrement.

Ce sont ces atouts clownesques qu’il utilise pour convaincre l’enfant, en jouant de sa musique et de son côté flamboyant, tout en réalisant des acrobaties.

  • L’enfant

Puis intervient un nouveau personnage : l’enfant qui vient pour jeter une pièce dans la fontaine, mais qui est séduit par la musique de l’artiste.

Il est en violet, une couleur assez peu commune chez un enfant quiet qui se met immédiatement en opposition à la fois à l’artiste et à l’environnement.

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Le violet est également une couleur associée facilement à la religion, impression qui est accentuée par la tenue très couvrante à la capuche et aux manches longues du petit enfant.

Il ne fait donc visiblement pas partie du même milieu que le musicien.

  • L’homme-orchestre vert

Au moment où l’enfant est convaincu de donner sa pièce au musicien, un autre artiste s’installe, lui aussi homme-orchestre, mais opposé à son concurrent.

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Il est en vert, qui est la couleur complémentaire du rouge et tout dans leurs silhouettes les oppose. Il est fin, souple et son costume soyeux donne une impression de préciosité.

Ses instruments sont plus des cordes et des vents et sa couleur donne un côté plus naturel à l’ensemble.

Finalement l’enfant qui semble un moment hésiter entre les deux personnages, se retrouve opposé à eux. Il crée son propre destin, et se montre plus fort, sans aucune fioriture, que les deux autres cumulé avec tous leurs excès.

Pour conclure, j’aime beaucoup ce court métrage qui est à la fois comique, cynique et poétique et qui, par quelques choix dans les images et les couleurs, en dit long sur des personnages pourtant muets.

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
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SOAR – Un court métrage d’Alyce Tzue

Aujourd’hui, regardons ensemble le court métrage très poétique Soar, réalisé par Alyce Tzue.

Le synopsis du film

Une petite fille cherche à construire et faire voler un avion en bois, lorsqu’elle va faire une rencontre inattendue …

Mon avis

Je suis tombée sur ce court métrage complètement par hasard au détour d’une page, et j’ai immédiatement accroché au visuel. Après l’avoir vu une première fois, j’ai trouvé que la poésie des images, de la musique et de l’histoire combinées donnaient un résultat vraiment intéressant et j’ai donc eu envie de partager ma découverte ici.

Les costumes

Comme dans tout film d’animation, le costume fait partie de la création et l’identification des personnages.

Ici, il n’y a que deux personnages : la petite fille, et l’aviatrice.

Ce qui est amusant dans leurs costumes est la relation entre les deux.

D’un côté la petite fille est vêtue d’un bloomer marron d’un textile de type lainage épais avec des boutons en forme de coeur sur des collants, d’un pull côtelé avec un dessin d’avion sur le devant en patchwork, et d’un bonnet dit “aviateur” à carreaux. Elle porte également une grande paire de lunettes à verres larges.

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De l’autre, la petite aviatrice porte un pantalon vert qui prend la forme des anciens pantalons d’équitations, qui sont également associés à l’image des premiers aviateurs, par dessus des bottes en cuir, associés à un pull blanc col roulé et dont les manches bouffantes laissent apparaîtrent des gants. Sur sa tête, un chapeau d’aviateur à proprement parler, en cuir et des lunettes d’aviateur complètent le tableau.

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La comparaison des deux personnages devient intéressante puisque la petite fille est le reflet en plus jeune de l’aviatrice : ses vêtements suggèrent les formes que l’aviatrice porte, comme les prémisses de son futur. Ses lunettes suggèrent des lunettes d’aviateur, tout comme son chapeau est la version mode d’un chapeau de pilote.

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Bien que l’aviatrice ne puisse pas réussir sa quête sans l’aide de la petite fille, il est clair que celle-ci voit son futur dans la petite pilote.

Je noterai au passage que les textures sont clairement travaillées pour être réalistes, et que le spectateur puisse s’imaginer les personnages au plus près de la réalité. On peut le voir dans les vêtements, mais également des hélices du vaisseau, qui sont en tissu.

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Pour finir, je vous conseillerais de regarder le court métrage jusqu’à la fin du générique, où la réalisatrice a inséré des extraits du story-board et des maquettes du court métrage. On y retrouve notamment la planche de l’aviatrice, mais également on peut voir que la petite fille avait un style vestimentaire beaucoup plus commun au début de la réflexion, et le sens de l’histoire et des images aurait été beaucoup moins fort si elle était resté ainsi.

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Il n’y a pas grand-chose de plus à dire ici, puisqu’il s’agit d’un court métrage, mais je tenais tout de même à parler de ce petit film d’animation qui m’a beaucoup plu.

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • L’histoire vous a-t-elle parlé ?
  • Quel est votre film ou court métrage préféré ?
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Jiminy – un court métrage d’Arthur Molard

Aujourd’hui, regardons ensemble le très beau court métrage Jiminy, réalisé par Arthur Molard.

Le synopsis du film

Le futur, suite à des expérimentations sur les animaux réussies, les humains ont désormais des puces électroniques dans leurs cerveaux qui les assistent au quotidien. Nathanaël, réparateur de ces puces, doit prendre une décision le jour où les parents d’un jeune autiste lui demandent de pirater la puce électronique de leur fils.

Mon avis

Je dois avouer que je suis très peu impartiale sur ce court métrage, car j’ai participé à la réflexion sur les costumes. Et j’avais choisi d’y participer, car le scénario m’avait immédiatement plu. Nous sommes ici dans une science-fiction réaliste, car l’électronique prend une place de plus en plus forte dans nos vies et la question du transhumanisme est constante dans nos sociétés.

Ici, le sujet est traité de manière simple, mais très efficace avec une notion du bien et du mal qui est complexe et finalement décisive.

La réalisation, la musique, les lumières : tout contribue à l’impression générale de “dérangeant”, de formaté et dans un sens d’aseptisé.

Les costumes

L’univers du court métrage est sombre, mais on ne le remarque pas immédiatement et notamment parce que la première tenue que l’on voit est celle de Nathanaël, qui est encore chez lui, décontracté, dans un t-shirt blanc.

Puis nous le voyons s’habiller, et nouer sa cravate. Il est en chemise, avec un gilet, qui n’est pas sans rappeler Jiminy criquet.

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Il est habillé dans des couleurs sombres, et au fur et à mesure du court métrage, on remarque que seule la publicité est en couleurs : le monde est gris, sombre.

Les parents du jeune autiste sont immédiatement identifiables par leur tenue comme des personnes d’un milieu aisé. Monsieur est vêtu de couleurs foncées, Madame de couleurs fades.

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Quant au jeune homme, il est vêtu de couleurs pâles. Il porte du blanc, car il est innocent. Et son apparence contraste avec celle de l’homme derrière lui à l’allure robotique.

Dans le jardin, on remarque que même au soleil l’ambiance globale reste sombre. Otto n’est pas habillé beaucoup plus clair que Nathanaël, mais son pantalon laisse comprendre qu’un s’agit du patient d’un hôpital.

Dans la clinique, bien que le blanc traditionnel soit présent, les touches de couleurs se font rares et servent plus à mettre l’accent sur une personne qu’autre chose.

Lorsque Nathanaël décide d’accepter la demande des parents, le jeune autiste est uniquement vêtu d’un maillot de corps blanc, comme pour rappeler sa pureté.

Les parents sont eux dans la pénombre, sinistre présage visuel des raisons qui les poussent à torturer leur enfant et que le spectateur découvrira plus tard.

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Une fois que Nathanaël s’est fait attaquer, le monde s’assombrit encore, et lui-même est presque intégralement en noir.

Pour finir, et par opposition à la scène du début, il se retrouve cette fois-ci dans un haut noir.

 

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Aimez-vous ce type de science-fiction sombre ?
  • Quel est votre film ou court métrage préféré ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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