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Dentelle & Pellicule

Un blog sur tout ce qui a trait au costume

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Courts métrages

One Small Step – Court-métrage

Aujourd’hui, je change un peu des vidéos YouTube pour me remettre dans les courts métrages : One Small Step de TAIKO Studios.

Le synopsis du film

Depuis qu’elle a vu une fusée décoller, la petite Luna rêve de devenir une astronaute. Soutenue par son père, qui travaille modestement comme cordonnier, la petite Luna travaille dure à l’obtention de ses rêves. Mais la route du succès est plus difficile qu’elle ne l’avait imaginé …

Les personnages et les décors

Comme beaucoup de courts métrages, celui-ci présente peu de costumes, pour deux personnages seulement. Néanmoins, l’histoire est si touchante, et fortement en rapport avec le costume, et j’ai donc décidé d’en parler ici.

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Dès les premières images, nous rencontrons Luna, une petite fille aux yeux émerveillée, visiblement fascinée par le monde des fusées. Autour d’elle, les dessins, des magazines consacrés à sa passion. Quant à elle, elle porte un casque trop grand pour elle et une tenue bleue, comme le ciel.

Puis nous rencontrons son père, Monsieur Chu. Lui aussi est vêtu d’une tenue bleue, qui nous montre qu’il s’agit d’une famille aux moyens modestes.

Néanmoins, dès les premières images il est évident que sa fille est le centre de son univers. Il connaît sa passion, et fait tout pour l’encourager dans ses rêves.

Il lui offre de très jolies bottes avec des fusées dessus, et participe à ses jeux de navigation dans l’espace.

Alors que Luna grandit, ses rêves commencent à se concrétiser alors qu’elle étudie pour pouvoir obtenir un diplôme en astronomie. Mais si elle part à l’école pour la première fois avec des chaussures bleues, assorties à ses bottes d’enfant, et un t-shirt rose, montrant que si elle a grandi, elle a encore un côté petite fille, les couleurs de ses vêtements se ternissent rapidement quand elle réalise la difficulté de la tâche à accomplir. D’un bleu vif, elle passe à du vert, plus froid.

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Et son parcours semé d’embuches et ses échecs sont rythmés par la casse de ses chaussures favorites. Ses tongs, puis ses baskets, que son père répare systématiquement et avec soin dans sa boutique de cordonnerie.

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Mais les études ne suffisent pas à Luna, et elle décide de postuler pour devenir astronaute à proprement parler.

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Mais si c’est pleine d’espoir qu’elle a déposé sa lettre, son espoir s’effondre lorsqu’elle obtient sa réponse.

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De ce moment-là, sa situation ne fait qu’empirer, au point qu’elle ne prend même plus le temps de prendre soin de son père qui s’assombrit également. Il ne porte presque plus de bleu, c’est du noir qui recouvre à présent presque tout son corps.

Et malheureusement pour Luna, son père n’est pas éternel et un soir alors qu’elle rentre des cours fatiguée et déçue, elle réalise qu’elle a perdu son plus grand allié. C’est alors toute l’image qui devient noire, pas uniquement son costume.

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Mais alors qu’elle avait perdu espoir et décidé d’abandonner ses rêves, elle tombe sur une boîte dans la boutique de son père. Cette boîte est gorgée de souvenir puisqu’il y a conservé toutes les pères de chaussures qu’elle a fini par laisser de côté, y compris ses premières bottes d’astronaute.

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Revigorée par l’amour que son père lui a porté toute sa vie, Luna décide de donner une nouvelle chance à son rêve.

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Elle redécore sa chambre, plus spéciale que jamais, et se coupe les cheveux, signe de son changement psychologique. Elle travaille dur, et obtient des résultats. Sa tenue est à présent plus claire, elle inclut du blanc, du bleu, mais également du rose, signe qu’elle a retrouvé ses rêves de petite fille.

Dans des couleurs plus vives que jamais elle se met à changer du tout au tout, comprenant finalement l’importance de l’entourage, et se faisant des amis dans son cursus, pour finalement obtenir son diplôme.

Et alors qu’elle ne s’y attendait plus, une lettre arrive pour lui confirmer son entrée dans le programme spatial, qu’elle reçoit dans une tenue rose. C’est donc plein d’émotion et dans une combinaison blanche, assortie à la lune, qu’elle finit par atteindre son rêve, avec son père bien présent dans son esprit.

En conclusion, je trouve que ce court métrage est touchant et véhicule des valeurs positives et importantes à mes yeux, faisant bien usage du costume pour mettre en valeur les sentiments des personnages.

Regardez le court métrage ici

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Le trouvez-vous drôle ?
  • Aimez-vous l’insertion d’oeuvres d’art dans cette histoire antique ?
  • Avez-vous d’autres liens à donner concernant cet article ?

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Nez en Moins – Court métrage

Aujourd’hui, c’est encore d’un court métrage dont je parle avec Nez en Moins, de l’école Isart Digital.

Le synopsis du film

La belle Cléopâtre se lance dans la quête d’un peintre qui saura représenter correctement son si célèbre nez …

Les personnages et les décors

Encore une fois, le court métrage ne présente que peu de costumes. Mais ce qui m’a donné envie d’en parler tout de même est le côté stylisé très bien réalisé des costumes.

Le court métrage commence par une vision des représentations de Cléopâtre. Elle n’en est visiblement pas satisfaite puisqu’elle n’aime pas la représentation de son nez. Sur les tableaux elle porte des tenues différentes. Ce qui la caractérise cependant est sa pose, toujours de profile (correspondant bien sûr à l’art de l’Égypte ancienne) et sa coiffure au carré.

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Puis nous découvrons la véritable Cleopatre, visiblement mécontente.

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Ici elle porte visiblement, une robe moulante, et trois couleurs prédominent en dehors de ces cheveux : l’or de ses bijoux, le blanc de sa robe, et le bordeaux des ornementations qu’elle porte sur ses vêtements. On notera que ces couleurs ne sont pas forcément en accord avec sa chambre, qui est elle même dans des tons de rose. Le seul accessoire qui lui est visiblement assorti est la gamelle de son “chat” qui va jouer un rôle important dans le court métrage en terrorisant les différents peintres.

Une fois que nous comprenons que la reine n’est pas satisfaite de ses portraits, nous changeons de décor. Par terre dans un atelier, nous retrouvons notre héros et nous comprenons deux choses à son sujet :

  • il cherche à peindre, mais n’est pas satisfait de ses talents de peinture,
  • son métier n’est pas peintre, mais il sert de serviteur à un peintre.

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Il est torse nu et porte un pagne blanc et une coiffe bleue. Sa tenue, en contraste avec celle de son maître, nous montre clairement la hiérarchie en place.

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Le maître porte une robe complète et sa tenue est ornée de rouge, un couleur clairement symbole de classe supérieure. On notera également que la tenue du maître est associée à l’intérieur de l’habitation, laissant donc supposer qu’il est chez lui.

Arrivé devant le palais, le jeune apprenti n’est pas seul, et les précédents semblent terrorisés. Le palais en lui-même, ainsi que les plans qui le montrent sont prévus pour donner l’impression que les jeunes garçons sont petits.

Un point intéressant en revanche est que les autres apprentis sont intégralement vêtus de blanc. Ici on comprend vite que notre héros est différent.

Une des différences qui le caractérisent est qu’il a une imagination très vivace quant à ce qui va lui arriver s’il produit l’oeuvre de son maître qu’il a dû retravailler suite à sa maladresse.

On notera dans ce passage plusieurs détails amusants :

  • le dessin est tout d’abord entouré de frises décoratives, laissant penser que le jeune homme se représente la scène comme dans un hiéroglyphe.
  • La scène du plongeon dans la gueule du lion a un côté mythologique, certes, mais pas forcément égyptien, qui est assez amusant.
  • La dernière image du jeune garçon avant qu’il ne se fasse dévorer et d’un seul coup en face : les bandes ont disparues et les personnages ne sont plus de profil. L’image ressemble plus à celle d’un dessin animé ou d’une bande dessinée, montrant bien que le garçon a une imagination plus vaste que celle de ses pairs.

Une fois présenté devant la reine, le jeune garçon est terrorisé. Mais si la reine a l’air sévère, on remarquera que les couleurs du garçon ne sont pas si lointaines de celles de la reine. En effet, celle-ci porte une tenue blanche et violette, le violet étant bien un mélange de rouge et bleu.

Après une petite réflexion, la reine décide que le tableau lui plaît, et elle récompense son artiste. Nous découvrons alors le tableau qui l’a séduite : il s’agit bien d’un portrait de la reine, où elle est représentée à la manière de Picasso.

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Il est amusant de voir que si le tableau a un style très reconnaissable, on y reconnaît très bien aussi la reine.

Pour conclure ce court métrage, nous découvrons que le jeune peintre a évolué en carrière au point d’avoir sa propre galerie, qui affiche des tableaux de différentes époques de l’art, toutes inspirées de la reine.

Nous pouvons remarquer que la tenue du jeune homme a changé : il a conservé son bleu, mais porte à présent une robe et une coiffe qui correspondent au rang de son prédécesseur.

Il a pris lui-même un nouvel apprenti. Mais quand il laisse celui-ci laisser livre court à son imagination, c’est un tableau d’inspiration Warrol qui en ressort, au grand mécontentement du jeune peintre.

En conclusion, je trouve que ce court métrage est amusant et inspirant quant aux choix de composition, d’oeuvres d’arts et de costumes.

Regardez le court métrage ici

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One More Hat – Court-métrage

Aujourd’hui, je continue encore avec les courts-métrages avec One More Hat (Encore un chapeau), un court métrage de Prunelle Bry et Corentin Barcelo de l’école ESMA.

Le synopsis du film

Un vendeur zélé cherche à satisfaire une cliente exigeante malgré l’obstacle que constitue le chien de celle-ci.

Les personnages et les décors

Comme souvent ces derniers temps, ce court-métrage ne comporte que peu de personnages et donc peu de costumes … mais celui-ci a néanmoins pléthore d’accessoires puisque la scène se situe chez un chapelier !

Comme tous les courts-métrages de l’ESMA, celui commence avec une vision du logo de l’école revisité par le thème du court-métrage. Ici cela met tout de suite en condition sur l’originalité et le choix des couleurs de cette vidéo.

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Puis les personnages sont présentés :

  • d’un côté le vendeur, vêtu de manière colorée, mais dans des vêtements simples avec un pantalon et un gilet orange ainsi qu’une chemise blanche et une cravate verte. Sa tenue met en valeur la variété de couleurs de la boutique et est assortie aux papiers peints, tout en ne risquant pas d’attirer plus l’attention que les chapeaux eux-mêmes. Il n’a pas peur du ridicule, et il n’hésite pas à mettre lui-même un chapeau pour optimiser son service à la cliente.

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  • de l’autre la cliente, avec sa robe rose fuchsia avec volants et noeuds et ses perles autour du cou et aux oreilles. Elle porte également des gants blancs. Sa tenue tout entière, ainsi que son comportement et sa manière de parler montrent immédiatement qu’elle est d’une classe aisée. Elle est visiblement coquette, ce qui est clairement visiblement à travers son maquillage, ses bijoux et les ornements de sa robe, et assez difficile sur ce qu’elle achète, ce que nous découvrons à travers son attitude.

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Puis, nous découvrons le chien de la dame, qui s’ennuie visiblement et a décidé de se venger sur le vendeur. Commençant dans un premier temps par le distraire, il cherche à lui faire perdre l’équilibre. L’homme tient effectivement dans sa main de nombreux chapeaux, assez classiques dans les formes, les couleurs et les ornementations.

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Il commence ensuite à rechercher plus d’originalité et à montrer des modèles différents à la cliente ; comme notamment ce très original chapeau en oeuf …

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Et au fur et à mesure qu’il cherche des chapeaux pour Madame, le chien fait des siennes pour l’empêcher d’avancer. Si bien qu’il finit par perdre l’équilibre et lâcher tous ses chapeaux qui volent alors dans un désordre sans nom.

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Fort heureusement la cliente ne s’en aperçoit pas, et elle fait donc un défilé de mode de chapeaux digne d’un film, où chaque chapeau a une forme plus originale que le précédent. On notera que certains ont des formes connues, comme les deux chapeaux de sorcières, ou le chapeau aux allures de fichu antillais, mais d’autres sont simplement des créations de plus ou moins bons goûts. Mais dans tous les cas, les formes des chapeaux sont aussi généreuses que celles de la cliente …

Le défilé continue jusqu’à ce que la femme choisisse le chapeau le plus extravagant qui soit, au grand soulagement du vendeur qui voit alors le chien s’en aller, tout en ayant vendu un modèle.

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Mais alors que l’homme range ses chapeaux en remettant de l’ordre dans sa boutique, un nouveau client arrive.

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Nous voyons tout d’abord une silhouette de femme se dessiner, portant déjà un chapeau très élégant.

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Puis le plan descend et nous découvrons avec les mêmes yeux horrifiés que le vendeur, une horde de chiens similaires au premier entrant dans la boutique avec leur maîtresse.

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Ce court-métrage m’a bien plu, car il ne semble pas se prendre au sérieux, mais est simplement conçu pour nous faire rire, et je pense qu’il faut également ce genre de créations.

Regardez le court-métrage ici

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  • Aimez-vous l’originalité des chapeaux ?
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Valse à quatre mains – Court-métrage

Aujourd’hui, j’ai encore eu envie de parler d’un court-métrage que j’ai découvert cette semaine sur YouTube : Valse à quatre mains, de Camille Fourcade.

Le synopsis du film

Enfermées dans leur maison, Emily et Elizabeth ne vivent que pour la musique …

Les personnages et les décors

Ce court métrage est encore plus simple que les précédents, car il ne contient que peu d’éléments. Néanmoins c’est le sens du détail dans les choix des couleurs et les rendus matières qui m’ont donné envie de parler de cette vidéo.

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L’histoire présente par la présentation d’une maison. Ce que j’ai immédiatement aimé ici est que les premières images sont très dessinées, comme les introductions des anciens dessins animés Disney donnant immédiatement un côté magique à l’histoire. On notera que l’extérieur de la maison a un côté très fantomatique dans ses couleurs très lumineuses orange et blanc.

Puis nous rentrons dans la maison et rencontrons d’abord une, puis la deuxième des jeunes femmes.

Elles sont vêtues de robes bleu vert qui sont l’opposé des couleurs de l’extérieur. Les deux jeunes femmes ont un rendu matière qui ressemble clairement à de la porcelaine, leur donnant un teint très pâle et un côté fragile.

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Si elles semblent très similaires, pour autant les deux jeunes femmes ne sont pas identiques : leurs coiffures, leurs regards, leurs tenues et même leurs attitudes sont différentes.

Mais avant que nous ayons pu comprendre la situation complètement, nous pouvons voir un jeune homme entendre la musique et se rapprocher de leur fenêtre. Lui appartient au monde de l’extérieur et est clairement assorti aux couleurs du dehors. Il est vêtu d’une veste et d’une chemise, et porte visiblement une cravate.

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Mais lorsque les jeunes femmes s’aperçoivent de sa présence, elles se renferment sur elles-mêmes et dans leur maison. C’est à ce moment-là que l’on remarque qu’elles sont siamoises par les hanches, mais également que la différence entre les deux personnages ressort le plus :

  • l’une des deux qui va s’avérer être la plus romantique est celle qui porte des manches ballon et un appliqué floral sur sa robe qui va la mettre en valeur. C’est également elle qui a un noeud en ruban dans le dos, qui lui donne un côté plus petite fille.
  • l’autre semble être la plus raisonnable ; elle protège visiblement sa soeur ; elle est vêtue de manière plus stricte avec des manches qui lui courent les bras, et une coiffure remontée vers l’arrière. Mais elle porte néanmoins un ornement en fleur à la hanche qui lui donne encore une fois un côté plus âgé, plus adulte. Sa position est telle que c’est elle qui semble diriger sa soeur et la soutenir avec son bras.

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C’est également elle qui va essayer de lui remonter le moral une fois que le jeune homme est parti, nous permettant ainsi d’observer de près leurs tenues.

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Mais le jeune homme n’a pas dit son dernier mot : lui-même musicien, ce que nous découvrons à l’occasion, il sort son violon et commence à jouer en harmonie de la mélodie des deux jeunes femmes.

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Émues par son geste (qui signifie qu’il les accepte dans leur condition physique actuelle), elles décident de l’accueillir et de laisser entrer la vie à nouveau dans leur maison, ouvrant tous les rideaux pour laisser entrer la lumière. Leur intérieur devient alors assorti aux couleurs extérieures, et tout devient plus brillant.

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Elles se refont une beauté dans le miroir avant d’aller dehors pour accueillir le jeune homme.

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Par rapport ) un des derniers courts-métrages que j’ai analysé, la fin est beaucoup plus positive … mais les détails n’en sont pas moins magnifiques.

Regardez le court métrage ici

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Trouvez-vous le message clair ?
  • Aimez-vous le côté porcelaine des personnages ?
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In a Heartbeat – Court-métrage

Aujourd’hui, j’ai eu envie de parler d’un court-métrage qui, s’il n’a pas beaucoup de costumes (voire même très peu), m’a beaucoup touché, il s’agit du court-métrage de Beth David et Esteban Bravo, In a Heartbeat.

Le synopsis du film

Un garçon timide a des difficultés à se déclarer au garçon qu’il aime …

Les personnages et les décors

Comme je l’ai dit, ce court-métrage ne contient pas beaucoup de costumes … mais tant pis, il m’a vraiment plu et je trouve qu’il mérite le détour …

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La vidéo commence par l’apparition du premier garçon, visiblement effrayé et qui court se cacher. Il est visiblement vêtu d’un uniforme, avec ses chaussures marron, son pantalon gris et son pull bleu. Sa tenue fait d’ailleurs ressortir ses cheveux roux un peu en bataille.

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Puis nous découvrons l’objet de son affection : avec le même pantalon et des chaussures similaires, le garçon confirme l’hypothèse de l’uniforme, si ce n’est qu’il porte un polo bleu et blanc, qui met en valeur son torse et lui donne un côté moins maladroit et plus sûr de lui. Ses cheveux sont bruns et il est évident que le premier garçon le trouve beau.

Alors que le premier garçon cherche à observer en secret l’objet de son affection, son coeur sort littéralement de sa poitrine et cherche à aller de l’avant vers son obsession. Ici, j’avoue avoir craqué pour les expressions de ce coeur qui sont à la fois très “cartoonesques” et très expressives …

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Mais alors que le jeune garçon, embarrassé de ses sentiments, cherche à les cacher en rattrapant son coeur échappé, la situation devient d’autant plus évidente.

Ici, on peut voir la différence entre les deux garçons. Le jeune homme brun est plus grand, sans doute plus âgé, plus massif également et d’après les images, plus populaire. Cela complexifie la tâche de l’autre, qui ne sait pas s’il a une chance, ou plutôt qui pense qu’il n’en a pas.

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Mais le coeur a des raisons que la raison ignore, parait-il, et il poursuit donc le garçon jusque dans le hall de l’école, où il lie les deux jeunes hommes de manière visible au milieu de la foule.

Ne sachant trop comment réagir, le jeune garçon a visiblement peur du regard méprisant des autres élèves, et préfère s’enfuir avec un coeur brisé, que de faire face aux conséquences qu’il entrevoit.

Nous le retrouvons seul dans le jardin, caché à nouveau derrière un arbre, et le bleu de sa tenue prend tout son sens, car il se fond à présent dans le décor.

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Fort heureusement, l’autre garçon, touché par les sentiments du premier, prend sur lui de le rejoindre pour le consoler, et laisser naître à son tour des sentiments dans son coeur …

Ce court-métrage traite de manière touchante d’un sujet finalement universel : comment se déclarer à la personne qu’on aime ? Je trouve qu’il est très parlant dans la description des sentiments, des peurs et des hésitations des deux garçons, mais également dans la manière de dépeindre le regard des autres.

Regardez le court-métrage ici

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court-métrage ?
  • Pensez-vous que cette histoire soit universelle ?
  • Trouvez-vous l’animation réussie ?
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The Maker – Court métrage

Aujourd’hui, je me suis dit que ça faisait une éternité que je n’avais pas parlé de court-métrage et j’en ai trouvé un adorable de Christopher Kezelos, The Maker.

Le synopsis du film

Une étrange créature défie le temps pour finir la création la plus importante de sa vie …

Les personnages et les décors

Ce court métrage est très simple, car il ne contient que deux personnages : la créature originale et sa création. Mais je l’ai trouvé à la fois très beau puis très triste et j’ai eu envie d’en parler …

 

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Au début de la vidéo, nous découvrons une étrange créature faite de tissu avec un visage en céramique à la forme de lapin. Il regarde un décor chargé de boîtes, de dessins d’architectes et de fioles aux contenants mystérieux. L’ambiance est sombre et feutrée.

Puis nous découvrons un sablier qui semble inquiéter le lapin (appelons-le comme ça). Autour de celui-ci, deux sculptures semblables aux créatures sont visibles.

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Le lapin se met alors à l’ouvrage, parcourant le livre qu’il a dans les mains. Le livre est recouvert de symboles indéchiffrables et d’illustrations de lapins. Il choisit alors une cible de pâte, qu’il se met à modeler. Il y ajoute des dents puis une décoration sur le front avant de mettre le résultat à cuire.

À l’occasion nous pouvons voir de près les détails du lapin, avec ses oreilles en toile beige, fermées avec de petits points de couture visibles, ainsi que son corps en toile rayée, le tout couvert d’une veste noire.

Le lapin continue alors la construction de sa créature en lui confectionnant un corps en tissu qu’il prend soin de remplir de ouate.

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Je trouve intéressant ici le détail qui a été mis à la construction de la créature. Nous voyons même les finitions dans le dos que le lapin s’applique à faire avec des jolis points qui rappellent un laçage de corset.

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Son ouvrage achevé, le lapin cherche à réveiller sa compagne. On notera au passage que si la lapine n’a pas de vêtements, elle porte néanmoins des accessoires comme un collier et des bracelets de dentelles, ornementés de perles.

Cherchant à la réveiller par tous les moyens, le lapin finit par se laisser aller à la musique, en jouant pour la poupée inanimée du violon.

Et la musique (qui soit dit en passant est superbe dans ce court métrage) réussit à réveiller la belle. Les deux lapins sont heureux le temps d’un instant.

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Mais à peine le créateur a-t-il eu le temps de donner à sa dulcinée le livre qu’il a utilisé pour la créer que le sablier libère le dernier grain de sable et que le premier lapin disparait d’un arc-en-ciel de poussière.

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On notera d’ailleurs qu’il s’agit du passage le plus coloré du film. Il s’en va heureux, après avoir accompli sa mission, laissant sa création seule avec un livre et des outils alors que le sablier recommence à 0.

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Si j’ai trouvé la fin très triste, j’ai pour autant adoré ce court métrage qui soigne beaucoup les détails quant à la fabrication de cette créature …

Regardez le court métrage ici

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Peut-on passer de la joie à la tristesse en quelques minutes ?
  • Cette histoire est-elle belle ou triste ?
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Alma – Court métrage

Aujourd’hui, j’avais envie de revenir vers les courts métrages, avec Alma, un court métrage de Rodrigo Blaas.

Le synopsis du film

Alma observe depuis longtemps ce mur sur lequel les noms des enfants sont écrits. Aujourd’hui, elle ajoute le sien …

Les personnages et les décors

Ce court métrage est très simple puisqu’il ne contient qu’un seul lieu et qu’un seul personnage vivant. Mais j’ai aimé la poésie qui s’en dégageait ainsi que l’ambiance inquiétante et qui se transforme rapidement en film d’horreur.

Phobiques des poupées : s’abstenir !

Nous découvrons au début du film Alma, petite fille qui court au coeur de la ville enneigée.

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Elle est vêtue de couleurs vives, qui ressortent sur les murs gris et le sol blanc couvert de neige. Elle est habillée pour l’hiver, avec un pantalon kaki, un pull blanc sous un gilet rose et un bonnet violet. C’est une tenue originale, qui permet de définir un peu le personnage sans paroles et avec très peu d’actions. C’est une petite fille moderne, qui vit de nos jours.

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Puis nous la voyons devant ce mur où de nombreux enfants ont déjà écrit leurs prénoms. Elle prend une craie et ajoute le sien : Alma.

Mais alors qu’elle s’apprête à partir du lieu, quelque chose bouge dans la vitrine en face du mur et une poupée apparait.

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La tenue d’Alma est suffisamment originale pour qu’au premier regard on identifie immédiatement que cette poupée est habillée comme elle. Cela intrigue évidemment la petite fille qui s’approche.

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Après un peu d’hésitation, elle entre dans le magasin et se retrouve face à son sosie en poupée, qui a bougé, d’ailleurs. Autour d’elle, le magasin est sombre dans l’ensemble, et les tenues des poupées sont ternes, de même que leurs cheveux, contrairement à Alma ou même sa poupée.

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Cela est confirmé par le jouet qu’elle renverse en voulant s’approcher : il s’agit d’un petit cycliste au regard fixe et aux vêtements noirs. Il est vêtu comme un écolier des temps anciens, laissant penser qu’il est là depuis quelque temps déjà.

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Mais la poupée d’Alma a encore bougé, et nous la retrouvons sur une étagère au milieu d’autres enfants en poupée. Bien que nous n’ayons pas une vision très longue des jouets, nous pouvons voir que les poupées sont toutes différentes, avec des styles de visages et de tenues différentes. Certaines semblent plus anciennes que d’autres, quelques-unes ont des tenues plus modernes. Alors qu’Alma monte sur le divan pour atteindre sa poupée, nous pouvons voir les yeux des jumelles en noir à ses pieds bouger … Leur couleur est sinistre et c’est elle qui nous donne l’indice final du suspens.

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Alors qu’Alma retire son gant pour saisir la poupée, prenons un instant pour apprécier les détails des matières dans ce court métrage. En effet, si les mains et le visage de la petite fille sont un peu lisses, en revanche le bonnet et les cheveux ici, mais l’ensemble de ses vêtements d’une manière générale sont d’un détail superbe, et rendet complètement crédible les matières.

Mais à peine la petite a-t-elle touché le jouet qu’elle se retrouve piégée à l’intérieur, voyant donc à présent la pièce de manière déformée par ses yeux ronds en forme de billes.

Pour terminer, une nouvelle poupée vient prendre la place de la première au coeur de la vitrine, comme pour surveiller l’arrivée d’une nouvelle victime. Et alors que le plan s’élargit sur le mur de la boutique, la ressemblance de la vitrine avec une bouche béante est évidente.

La dernière image revient sur le mur de prénom, afin que le spectateur se rende compte du nombre d’enfants qui ont succombé à ce piège …

Pour conclure, je reconnais qu’il y a peu de costumes dans ce court métrage, mais ils étaient bien faits, explicites et détaillés et participaient fortement aux impressions du spectateur à la compréhension du film …

Regardez le court métrage ici

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  • Peut-on créer de l’angoisse en quelques minutes ?
  • Aimeriez-vous avoir une suite à cette histoire ?
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Bus Stop – Court métrage

Aujourd’hui, j’ai choisi un court métrage assez poétique de l’école Bellcour, réalisé par Floriane Caserio, Arielle Dethomas, Mélissa Golcberg et Morgane Schlotterbeck : Bus Stop.

Le synopsis du film

Le temps d’attendre à un arrêt de bus, des rencontres inattendues peuvent avoir lieu.

Les personnages et les décors

Ce court métrage est assez simple : l’action se passe au même endroit, sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le lieu de l’action est un arrêt de bus, visiblement en ville, entre deux immeubles. A droite, un magazin fermé. A gauche, une maison abandonnée.

 

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Nous découvrons d’abord une jeune femme, plongée dans un livre. Elle a les cheveux rouge et porte une tenue assortie, une jupe courte et un ensemble ceintré à la taille.

Puis nous découvrons le deuxième personnage de ce court métrage, un jeune homme, visiblement vivant dans la rue. Alors que la jeune femme est toujours plongée dans son livre, le jeune homme l’empêche de tomber. Elle est toujours vêtue de couleurs vive, son allure est visiblement soignée. QUand au jeune homme, il semble peu vêtu et sale, ses vêtements usés et déchirés.

Nous continuons à voir les rencontres des jeunes gens, l’un statique, et qui vit dans l’espace de l’écran, l’autre passant régulièrement pour prendre le bus.

Leurs costumes évoluent petit à petit, nous faisant comprendre le temps qui passe :

  • les tenues de la jeune fille deviennent plus couvrantes, elle met des pulls et des pantalons,
  • tandis que le jeune homme garde le même jean, mais semble ajouter des couches par dessus son t-shirt.

Au fur et à mesure que le temps passe, la jeune femme porte de plus en plus de couches qui la protègent, à la fois du froid et du jeune homme. Les couleurs de deux deviennent plus sombres, surtout celles de la jeune fille.

Néanmoins, alors qu’elle se laisse aller à rire et à se rapprocher de lui, nous pouvons remarquer que les couleurs qu’elle porte redeviennent à nous plus claires, tout en restant douces. Elle est un peu timide vis-à-vis de cette nouvelle situation.

Le temps continue de passer et petit à petit le beau temps revient, permettant donc au jeune homme de retirer des couches, et à la jeune femme de raccourcir ses tenues.

Si les couleurs vives sont à présent revenues dans les vêtements de la jeune femme, on notera que les couleurs choisies tournent plus autour des rouges que précédemment, symbolisant la flamme qui s’éveille en elle.

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Dans une dernière scène où ils jouent tous les deux, elle porte à nouveau une tenue assez similaire au début d’un point de vue silhouette, si ce n’est que la jupe a été troquée pour un short, plus pratique pour s’assoir dehors.

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Pour terminer cette histoire, c’est dans une tenue bleue turquoise, mélange de son bleu et du verre du jeune homme, qu’elle va réaliser qu’il est parti, sans laisser de trace.

L’histoire est très vague et ne dit pas ce qui lui est arrivé, laissant libre court à l’imaginaire du spectateur, mais il est évident que cette fin est triste.

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Pour conclure, bien que j’ai tendance à éviter les histoire d’amour ou d’amitié aux fins douloureuses, je recommande ce court métrage qui a le mérite de donner vie à des personnages sans paroles et de bien retranscrire le temps qui passe.

Regardez le court-métrage ici

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
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  • Que pensez-vous qu’il soit arrivé au jeune homme ?
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Au fil de l’âge – Court-métrage

Aujourd’hui, j’ai choisi un très beau court-métrage de l’école ESMA, par Laura BOUQUET, Raphaël CHRISTIEN, Clotilde GILLARDEAU, Matthieu LAILLER, Mélodie Mouton et Romain MACE, Au fil de l’âge.

Le synopsis du film

A travers un voyage initiatique, une grand-mère atypique va transmettre à sa petite-fille les valeurs qui lui sont chères.

Les personnages et les décors

Dans ce court-métrage, ce qui m’a beaucoup plus est que les décors du monde imaginaire sont également en tissus. Et bien que le film soit en animation, les textures et les couleurs donnent un rendu très vivant des matières.

L’histoire ne met en scène que deux personnages, la petite fille et sa grand-mère.

Le cour métrage commence dans le salon de la grand-mère, où nous découvrons des photos plus ou moins anciennes sur les murs, qui définissent le contexte de souvenir et de vécu qui est véhiculé à travers l’histoire.

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Nous noterons ici que le cactus est d’ores et déjà en tissus, ici en lainage tricoté, comme le sera par la suite l’intégralité du décor.

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Puis la scène s’élargit et nous voyons les deux protagonistes :

  • la grand-mère dans une tenue verte, rouge et bordeau,
  • et la petite fille, dans un ensemble rouge vif.

Autour d’elles, la pièce est remplie de tissus :

  • les rideaux oranges à la fenêtre
  • le tapis aux motifs de lignes
  • les poufs et les coussins, répartis dans la pièce
  • mais également les tissus à droite encore en rouleaux.

Chacun de ses éléments est couvert de motifs, ce qui donne un ensembl joyeux et très diversifié. Ce sont les motifs et les tissus que nous retrouverons par la suite dans le voyage.

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Dans cette première partie, la grand-mère offre à sa petite fille une poupée, entièrement fabriquée en tissus, à l’effigie de la petite fille. Ici également, la poupée n’est pas unie, mais chaque tissu qui la compose a ses propres motifs, donnant finalement du réalisme et du relief à l’ensemble.

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Puis, les deux femmes partent dans un voyage onirique sur la moto de la grand-mère.

Là nous retrouvons des paysages composés par les tissus de la pièce précédente, et les accessoires qui la composaient.

Si les motifs ne sont pas naturels, il faut néanmoins notés que les couleurs utilisées reprennent des couleurs que l’on peut trouver dans la nature, des couleurs chaudes pour la plupart, et principalement des couleurs de terre.

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A travers le voyage, la musique rock qui nous accompagne donne le ton, et fait référence à des groupes emblématiques de la jeunesse de la grand-mère. Les personnages évoqués sont d’ailleurs également mis en scène très simplement, à travers des cactus “vivants”.

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Au cours du voyage nous avons plus l’occasion de voir la grand-mère de près, et notamment de s’apercevoir que ces vêtements comportent également des motifs, que ce soit son pantalon ou ses bottines.

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Alors que les deux femmes évoluent vers un paysage plus valloné, nous pouvons voir une évolution. Les éléments sont plus précis, plus travaillés et fabriqués. Je pense qu’ici, l’initiation consiste non plus à la découverte d’un univers, mais plutôt d’un savoir-faire, et d’une expérience.

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Les arbres sont en boules d’épingles, réalisées en crochets, et les fruits qui en pendent sont des boutons. Les plantes grimpantes, quant à elles sont des rubans, flottants au vent, tandi que les séparations entre deux collines sont visiblement cousues à la main.

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C’est d’ailleurs un fil de la petite fille que la grand-mère va planter, et qui va au final donner une fleur, comme une représentation de la graine de la connaissance.

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Pour montrer que malgré ce qu’elle a appris et ce qu’elle continue à apprendre, la petite fille va devoir faire sa route seule, elle doit grimper une montagne de poufs, symbolisant des rochers, qui sont plus assortis à elle qu’aux couleurs de la grand-mère, et qui passent petit à petit dans l’ombre. La fille doit quant à elle grimper pour continuer à voir la luière du soleil.

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et elle découvre un nouveau paysage, plus simple que le précédent et plus proche du premier pour symboliser le voyage qu’elle va devoir faire seule à présent. On notera au passage que le motif à changer, ce sont à présent des fleurs que l’on peut voir sur le tissu, comme la fleur qui a poussée du sol au tableau précédent.

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Alors que nous retournons au monde réel, nous découvrons la petite fille, à présent jeune adulte, qui dépose une moto qu’elle a visiblement faite elle-même en tricot, sur la tombe de sa grand-mère. Les couleurs de la moti sont plus froides que celles de sa grand-mère, plaçant visiblement le voyage dans le passé.

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Puis la jeune femme part, et nous pouvons voir que sa tenue est plus sombre, plus uniforme, mais avec des motifs qui se dessinent déjà, sur son sac, et un tatouage sur son dos.

Alors qu’elle démare sa moto, nous voyons que si les bottines qu’elle porte ne sont pas les mêmes, la couleur en est pour autant la même. Les motifs n’y sont pas encore, ils viendront sans doute par la suite de sa vie, au fur et à mesure des expériences.

Pour conclure, je trouve ce court-métrage poétique et bien travaillé sur les thèmes de la mort, la vie et la transmission de soi à son prochain.

La parole est à vous :

  • Connaissiez-vous ce court métrage ?
  • Trouvez-vous le message clair ?
  • Avez-vous vécu des impressions similaires avec vos grands-parents ?
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